Culture

CINEMA L’héroïne de « Médecin de campagne » au Cinéplanet d’Alès

François Cluzet et Marianne Denicourt. Photo : Jaïr Sfez
François Cluzet et Marianne Denicourt. Photo : Jaïr Sfez

Ce lundi, le Cinéplanet d'Alès a accueilli Marianne Denicourt, partenaire de François Cluzet dans "Médecin de campagne", qui sortira en mars prochain. Le film met en lumière un métier qui peine à séduire les jeunes praticiens. A l'inverse, pour Nathalie, jeune docteur en reconversion, c'est une vocation.

Objectif Gard : Vous aviez déjà incarné un médecin avec le même réalisateur, Thomas Lilti, pour "Hippocrate" en 2014. Qu'est-ce-qui vous a attiré dans ce nouveau projet ?

Marianne Denicourt : Ce n'est pas un film qu'on refuse, c'est un très beau projet. Il traite d'une thématique importante : les médecins sont de plus en plus nombreux, pourtant, les déserts médicaux se développent. Aujourd'hui, on estime à 3 millions le nombre de Français qui vivent dans des déserts médicaux, je pense que beaucoup de personnes peuvent se sentir concernées.

La femme que vous incarnez, Nathalie, ne s'inscrit pas dans cette tendance. Au contraire. Pourquoi a-t-elle envie de s'installer en milieu rural ?

Médecin de campagne est un métier difficile, les gardes sont nombreuses, et Nathalie est effectivement à contre-courant. Le réalisateur a volontairement choisi de ne pas en dire trop sur les raisons de ce choix. Il y a une part de mystère dans la vocation, ça ne s'explique pas. On sait simplement qu'elle a des racines dans cette région, et qu'elle a besoin de se consacrer aux autres. Elle est à sa place, tout simplement.

Auriez-vous pu faire cette profession ?

J'ai un oncle médecin en Touraine, la vocation doit être là. Mais oui, ça aurait pu m'attirer.

Un mot sur votre duo avec François Cluzet. Comment cela s'est-il passé ?

On avait déjà collaboré ensemble. C'est un partenaire généreux et un bonheur de travailler avec lui. En amont du tournage, on a fait beaucoup de réunions pour déterminer les points de bascule des personnages. Puis une fois sur place, on s'est laissé aller. On s'écoutait, on se regardait. La concentration ne se décide pas, c'est un lâcher-prise.

Votre personnage effectue de nombreux gestes techniques, comment vous êtes vous préparée ?

Je me suis fait une liste des choses à apprendre : prendre la tension, poser un garrot, faire un pansement... Puis j'ai rencontré un médecin et une infirmière. J'ai même fait un stage à la sécurité civile.

Vous êtes peu connue du grand public. Espérez-vous que ce duo avec un acteur populaire vous aidera à accroître votre notoriété ?

Je ne peux pas répondre à cette question. Tout dépend comment le film sera accueilli par le public.

Vous possédez une maison dans les Cévennes. Y revenez-vous souvent ?

C'est une maison de famille dont j'ai hérité. Je viens dès que je peux, et j'y travaille. J'y suis très attachée. J'y reviens cet été après mon projet au théâtre dans "C'était hier" d'Harold Pinter, avec Adèle Haenel et Emmanuel Salinger.

Propos recueillis par Eloïse Levesque

 

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Eloïse Levesque

Eloïse Levesque, journaliste diplômée de l'université de droit et de science politique de Montpellier, à Objectif Gard depuis mars 2014

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