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BEAUCAIRE Youssef Hajdi vient présenter La Taularde d’Audrey Estrougo

Youssef Hajdi, parrain du toujours du festival les Têtes à Clap à Beaucaire et Tarascon. DR
Youssef Hajdi. DR

Le parrain de l'association Les Têtes à Clap sera à Beaucaire et Tarascon ce samedi 17 septembre pour présenter La Taularde en compagnie de la réalisatrice Audrey Estrougo avec qui il vient de tourner Héroïnes, une série diffusée sur Arte prochainement. Interview.

La projection de La Taularde aura lieu ce samedi 17 septembre à 18h30 au cinéma le Grand Rex de Tarascon. Entrée 5 euros.

Baptiste Manzinali. La Taularde est un film qui traite de l'histoire d'une femme incarcérée par amour, avec Sophie Marceau dans le rôle principal. Pourquoi avoir choisi ce film ?

Youssef Hajdi. Je suis tombé amoureux de ce film que j'ai eu la chance de découvrir avant sa sortie. J’aime Audrey Estrougo comme réalisatrice depuis très longtemps. C’est quelqu’un d’intense, humain, qui prend souvent à partie des sujets sociaux, elle a un cinéma à elle très singulier.

Tu as tourné une série avec Audrey pour Arte, Héroïnes. Une autre façon d'apprécier son travail.

C’est le format qui est différent, mais elle a toujours la même façon de fonctionner, elle adore ses acteurs, elle est très bien entourée. C’est super de travailler avec une réalisatrice aussi proche de nous. Cette série parle du destin de quatre femmes qui subissent un licenciement comme on le voit dans le nord de la France, à cause d'une délocalisation. Elles vont se retrouver dans des situations très précaires. Certaines vont organiser des matchs de catch féminin pour gagner de l'argent. Moi je joue le rôle du mari dont la femme va se porter garante sur les listes électorales du PN, un parti nationaliste d'extrême droite. Comment un parti peu manipuler la misère des gens, c’est un sujet très complexe et hyper intéressant. Quand la série sortira, j’imagine qu'elle aura un certain écho.

Tu étais en Ardèche cet été pour tourner Problemos, le prochain film d'Eric Judor.

Il raconte l'histoire d’une communauté zadiste, anti-capitaliste, qui vit dans des lieux reculés proche de la nature et coupés de tous les parasites de la société moderne, les réseaux sociaux, les téléphones. Finalement, un virus va décimer toute la race humaine et cette communauté va être la seule survivante. Je tiens le rôle de Simon, un architecte en plein burn-out, un petit génie. Le film sortira début 2017 mais il n'y a pas de date précise pour le moment.

Est-ce que la réalisation, c'est quelque chose que tu envisages pour la suite de ta carrière ?

Pas encore, c’est quelque chose qui peut me titiller à long terme, mais là tout de suite j’ai encore envie de jouer les partitions des autres. Je suis toujours admirateur du chef d’orchestre qui tient un film. J’adore les acteurs, je peux en parler pendant des heures mais c’est plus proche de moi. La réalisation est plus éloignée, donc je prend plus de distance pour l’analyser. J’aime le travail des réalisateurs, mais est-ce que je suis près à passer à la réalisation, je ne pense pas pour le moment. Cela doit être un besoin vital de sortir un sujet, il faut quelque chose de fort à défendre.

Et puis il te reste beaucoup de chose à explorer en tant qu'acteur.

Un paquet de chose, j’ai vaguement flirté avec le polar, un western tourné en Espagne il y a 10 ans. J’aime les films historiques, les sujets sociaux me touchent car éveiller les consciences avec le cinéma et créer une empathie auprès des gens je trouve ça hyper fort. La série d’Audrey, c’est quelque chose qui se passe tous les jours et dont on ne parle pas suffisamment.

Tu as d'autres projets en cours que tu peux dévoiler ?

J’ai tourné une série américaine produite par Luc Besson et Xavier Niel, Playground, produite en France à l’intention du marché international sur une nouvelle plateforme. Une super expérience de jouer en anglais, je bosse dessus depuis quelques années pour que cela se mette en place donc finalement j’étais à l’aise. Il faut un minimum de crédibilité, j’ai tenté de trouver une sorte d’accent. Comme le marché national ne suffit pas à rentabiliser les projets, il va y avoir de plus en plus de projet à identification internationale pour toucher plus de personne.

Propos recueillis par Baptiste Manzinali

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Baptiste Manzinali

Diplômé de l'ESJ, passionné d'actualité en général, musique, football, cinéma, jeux vidéo et civilisations anciennes.

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