Economie

MARCOULE Un séminaire pour faire rimer numérique et démantèlement nucléaire

Des acteurs du numérique dans le secteur du démantèlement nucléaire étaient présents au séminaire à Marcoule (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)
Des acteurs du numérique dans le secteur du démantèlement nucléaire étaient présents au séminaire à Marcoule (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

« Tout le monde est d’accord mais il y a encore un gap à franchir » : le vice président de Cyclium Luc Ardellier résume en une phrase le positionnement de la filière du démantèlement du nucléaire vis-à-vis du numérique.

C’est justement pour faire bouger les lignes que le Pôle de valorisation des sites industriels organisait ce jeudi à Marcoule un séminaire avec pour thème « démantèlement et numérique », auquel plus de 150 acteurs de la filière ont participé.

« Dépasser les freins »

C’est que si « les opérateurs adhèrent totalement à la démarche du numérique, dixit la directrice de l’assainissement et du démantèlement du CEA Laurence Piketty, il faut la développer maintenant sur les chantiers. » C’est que le numérique engendre « tout un travail en amont moins opérationnel et plus long, poursuit Laurence Piketty, mais pour gagner du temps sur les opérations, et de l’argent. »

Seulement, « le numérique entraîne une rupture générationnelle, la génération aux commandes n’a pas baigné dedans, il faut donc l’accompagner, faire de la pédagogie », estime Laurence Boisset, de la direction projets assainissement et démantèlement du CEA et membre de PVSI. Pour « dépasser ces freins », selon les termes de Luc Ardellier, le séminaire a cherché à « faire le bilan de ce qui marche et s’inspirer d’autres secteurs. »

Car outre le changement induit par le numérique, le fait d’aller piocher dans d’autres secteurs d’activité ne fait pas non plus partie de la culture du nucléaire, mais c’est en train de changer : « pour opérer sa transformation, le démantèlement s’ouvre, explique le vice-président de PVSI Arnaud Céré. Nous restons ouverts sur le secteur de l’automobile par exemple, pour chercher ce qui semble pertinent et l’incorporer dans nos métiers. »

En attendant, des stands de fournisseurs de solutions numériques pour le démantèlement étaient proposés à la mi-journée, donnant une idée de l’avenir de la filière. Un sujet qui reviendra très probablement dans les débats lors des Assises du démantèlement, qui se tiendront le 14 décembre prochain à Marcoule.

Thierry ALLARD

thierry.allard@objectifgard.com

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Thierry Allard

31 ans, féru de politique, de sport et de musique. Jadis entendu en radio, je couvre depuis juin 2014 le Gard rhodanien pour Objectif Gard.

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