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AU PALAIS Du jardin Saint-Adrien au violent braquage d’un commerçant à Nîmes

Photo d'illustration / Objectif Gard

Le jardin de Saint-Adrien à Servian, dans l'Hérault, est le cadre d'une affaire criminelle hors norme qui fait depuis plusieurs mois la une des médias nationaux.

Un cambriolage est survenu dans ce magnifique jardin, le 5 octobre dernier. Un cambriolage mortel, puisqu'un intrus a été tué lors du vol. Un cambriolage pour lequel le propriétaire des lieux est soupçonné d'avoir participé. Il est d'ailleurs écroué et mis en examen pour " complicité de tentative de vol avec arme".  Si cette affaire intéresse les autorités policières et judiciaires de l'Hérault, elle a pourtant des ramifications surprenantes dans le Gard...

Quelques jours avant le cambriolage, des Gardois qui étaient sous surveillance faisaient le repérage dans cette commune Héraultaise. " Oui, j'ai fait un repérage pour le cambriolage à Servian, mais je n'ai pas donné suite. J'étais à Servian par curiosité, mais j'ai laissé tomber ", affirme Olivier, mis en cause et écroué dans une autre affaire de vol avec arme avec séquestration d'un commerçant Nîmes.

S'il comparaît devant la chambre de l'instruction de Nîmes, c'est pour ce violent braquage au domicile d'un gérant de contrôle technique de Nîmes. Des faits perpétrés, le 23 janvier 2017, par trois hommes, munis de cagoules et armés, qui cherchaient le coffre et de l'argent liquide. Le commerçant et son épouse avait été ligotés et frappés à leur domicile. Le mis en cause nie totalement cette agression depuis son placement en détention provisoire. Il a donc demandé mercredi, son placement sous contrôle judiciaire.

"Les victimes disent que l'agresseur avaient un accent des cités et qu'il était âgé de 25 à 30 ans. Mon client à 52 ans, il est né à Grenoble et vous pouvez vous rendre compte qu'il n'a absolument pas l'accent des cités. De plus, les victimes affirment qu'elles ont fait une fixette sur les yeux du braqueur et qu'il avait les yeux bleus. Mon client à les yeux marrons noirs", affirme Maître Philippe Rey, le conseil du mis en examen. " Lorsqu'il est arrêté, on ne l'interroge pas sur le vol à main armée de Nîmes, mais sur le crime de Servian. Il n'y a que des questions sur Servian", complète Maître Sylvie Josserand, qui soutient la remise en liberté du quinquagénaire, déjà condamné à plusieurs reprises dont une fois à 15 ans de réclusion criminelle par la Cour d'Assises de l'Isère. L'avocat général a requis la détention provisoire de cet homme. La décision a été mise en délibéré.

Boris De la Cruz

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Boris De la Cruz

Journaliste, je suis passionné par les faits divers, la justice et la politique. Je collabore à Objectif Gard et à des médias nationaux.

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