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GARD & CRIMES Une mère de famille égorgée pendant son footing

Après deux saisons consacrées aux crimes non résolus, la rédaction d'Objectif Gard vous propose cet été une nouvelle rubrique consacrée aux meurtres qui ont marqué le Gard durant les 30 dernières années. Tous les jeudi à 11h30, vous pourrez vous plonger dans des faits divers qui sont ancrés dans les mémoires collectives ou oubliés aujourd'hui alors qu'ils ont défrayé la chronique judiciaire.

Dès le départ, la disparition était considérée par la police nationale de Nîmes comme très inquiétante...

Une mère de famille ponctuelle qui n'oublie jamais d'aller chercher ses enfants à l'école de Courbessac a disparu dans la nuit d'hiver. Nous sommes le 24 janvier 2013, il est 16h30. La jeune femme part en survêtement faire son petit entraînement sportif avant de récupérer ses enfants à l'école primaire du quartier. Mais l'école appelle le papa, car la maman ne répond plus sur son portable. Le mari, effectue le chemin qu'emprunte habituellement son épouse mais il ne la trouve pas.

L'inquiétude grandit au fur et à mesure que la nuit enveloppe le quartier. La police est prévenue vers 18h30. L'affaire dès le début des investigations laisse présager le pire. Un ratissage est effectué. En vain. Il faut réquisitionner le chien de la gendarmerie pour que la jeune femme soit retrouvée le même jour, " défigurée, massacrée, lacérée ", dira plus tard l'avocat général aux Assises.

La victime est découverte dans un fourré, au bord de la petite route qui serpente vers la colline. Elle est morte, une plaie béante sous la gorge, son pantalon de jogging baissé laissant supposer à un abus sexuel. Il est 22h, ce 24 janvier 2013. Les techniciens en identification criminelle arrivent sur place, Chemin du sanglier, une petite artère peu passagère qui débute derrière le cimetière de Courbessac et grimpe vers les belles villas de la colline. À l'endroit de la découverte du corps, un cutter ouvert est retrouvé : il s'agit de l'arme du crime.

Mais qui a pu en vouloir à cette femme sans histoire ? Était-elle attendue par une personne qui savait qu'elle faisait son footing régulièrement à cet endroit ? Rapidement de gros moyens sont mis en place. Un peu plus haut après la petite forêt des maisons apparaissent. Les policiers frappent à chacune d'entre-elles. Lorsque l'on remonte le Chemin du sanglier, la première maison était habité à l'époque par une famille anglaise dont le fils, Robert Plant, intéresse très rapidement les enquêteurs.

Il accueille les policiers sans enlever les gants qu'il porte. De plus des témoins dresseront un portrait robot qui ressemble étrangement à cet homme. Il promène tous les jours ses chiens dans le Chemin du sanglier et ce jour là ses canidés n'ont pas aboyés alors que la maison se situe à une centaine de mètre de l'endroit du crime. Interpellé six jours plus tard, il porte sur son corps de nombreuses griffures notamment sur les mains, qu'il essayait de dissimuler. Il ne donnera jamais d'explications précises sur son passage à l'acte évoquant " un trou noir ". Il sera condamné en avril 2017 à 30 ans de réclusion. Une mort atroce qui laisse orpheline une famille tout entière. La victime avait trois enfants qui, au moment du drame, étaient âgés de 3 à 11 ans.

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Boris De la Cruz

Journaliste, je suis passionné par les faits divers, la justice et la politique. Je collabore à Objectif Gard et à des médias nationaux.

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