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ALÈS Les premières fondations du mouvement Alès citoyenne et (pas encore) rassemblée

De gauche à droite : Jean-Michel Suau, Pierrick Touguet, Paul Planque et Ghislaine Peillon. Photo Tony Duret / Objectif Gard

Ce samedi, les Communistes Paul Planque et Jean-Michel Suau, entourés de « citoyens », sont revenus sur les grandes lignes du mouvement Alès citoyenne et rassemblée.

Depuis le 6 juillet dernier et l’annonce officielle du lancement du collectif Alès citoyenne et rassemblée, c’est opération séduction chez les Communistes. Pour mieux plaire aux futurs électeurs, on se relooke, on améliore son image, on fait attention à ce qu’on dit. Sur la forme d’abord, on se réunit désormais à la brasserie Les Alliés, un nom rassembleur, fédérateur, et un lieu moins marqué politiquement que Le Prolé.

Sur le fond ensuite, on prône, on martèle l’idée du citoyen d’abord. Il n’y a plus que lui qui compte. À croire qu’il ne faut surtout pas montrer son appartenance politique. Dans son discours, Paul Planque, ancien premier adjoint à la mairie de Saint-Ouen, ne parlera d’ailleurs jamais du Parti Communiste. Fini aussi le « programme électoral », terme jugé trop rigide… Il est remplacé, tenez-vous bien, par « plateforme électorale » ! Ça change tout. Bref, chez Alès citoyenne et rassemblée, on est moderne, on vit avec son temps et on veut surtout faire savoir qu’on ne fait plus de politique à l’ancienne.

Une nouvelle ère

Jean-Michel Suau et Paul Planque sont tellement dans une nouvelle démarche, sans aucune arrière-pensée, qu’ils laissent entendre qu’ils n’auraient pas songé à leur propre sort. Enfin, quand on leur demande si les huit premiers noms de la liste finale pourraient être uniquement ceux de citoyens, Paul Planque répond : « ce n’est pas ce que j’ai dit », avant de préciser qu’on « peut être à la fois citoyen et membre d’un parti politique ». De toute manière, poser la question des places ou de la tête de liste - qu’il faudra pourtant aborder un jour ou l’autre - c’est dépassé, c’est être de l’ancien monde.

Même la proposition du Socialiste Arnaud Bord, d’organiser une primaire citoyenne à Gauche qui avait le mérite de faire voter les fameux citoyens, est désuète. « Arnaud Bord fait une proposition légitime, mais c’est une recette déjà utilisée. Ce n’est pas la façon dont nous envisageons les choses », argumente Paul Planque. Alors, comment envisage-t-on les choses à Alès citoyenne et rassemblée ? « Nous avons souhaité établir une Charte des Valeurs », répond Planque. On y parle de « transparence », « d’intérêt général » et, n’allez pas y voir un lien avec le bon score des écologistes aux Européennes, « d’excellence environnementale ».

Ces valeurs s’appuient sur quatre engagements, les socles de ce mouvement : la démocratie par les habitants, la justice sociale et solidarité, la transition écologique et le vivre en commun. Des valeurs qui seront davantage développées le 26 septembre prochain à 18h à l’Espace Cazot. La suite passera par des ateliers citoyens pour bâtir la fameuse plateforme électorale. Dans l’esprit, c’est les États généraux du cœur de ville lancé par Max Roustan en juillet 2016. Mais en plus moderne. Forcément !

Tony Duret

Une réunion publique aura lieu ce jeudi 26 septembre à l'Espace Cazot à Alès (18h). Plus d'informations sur Alès citoyenne et rassemblée sur la page Facebook (suivre ce lien)

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Tony Duret

Tony Duret, journaliste à Objectif Gard depuis juin 2012.

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