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LE 7H50 de Rémi Nicolas, candidat aux municipales : « À Marguerittes, c’est la fin du règne Portal »

Lors de l'inauguration de son local de campagne, ce vendredi, au 13 avenue Ferdinand Pertus (Photo : droits réservés)

Élu d’opposition à Marguerittes, Rémi Nicolas pourrait profiter de la division de l’équipe sortante, conduite par le maire William Portal, au pouvoir depuis 30 ans. 

Objectif Gard : Comme en 2014, vous êtes candidat aux municipales de mars 2020. Pourquoi ?

Rémi Nicolas : L’équipe en place est à bout de souffle. Elle ne parvient même pas à organiser sa succession ! C’est la fin du règne Portal. Après 30 années passées au pouvoir, notre village a besoin d’une nouvelle approche. Attention !, William Portal a été un bon maire. Mais il est temps d’écrire une nouvelle page. D’ailleurs en 1989, M. Portal avait fait campagne contre le maire sortant Henri Llanta, élu lui-aussi depuis 30 ans !

Vous êtes un ancien socialiste, aujourd’hui directeur-adjoint du site du Pont du Gard. Comment définissez-vous votre candidature ?

Ma candidature n’est surtout pas partisane. Comme vous l’avez dit, je ne suis plus un homme de parti. J’ai quitté le PS il y a 5 ans, en 2014, parce que je ne m’y retrouvais plus. L’élection en 2017 d’Emmanuel Macron est venue confirmer mon opinion. La politique partisane à Marguerittes, ça n’a pas de sens ! D’ailleurs, je n’ai aucun militant sur ma liste. Être encarté, c’est s’enfermer. Or, il faut rassembler le plus largement autour d’une personne et d’un projet. Moi, j’ai 51 ans, je suis arrivé ici à l’âge de 9 ans. Je me suis investi dans toute une série d’associations. Aujourd’hui, une nouvelle génération de quinquagénaires, qui a grandi sous l’ère Portal, veut apporter sa pierre à l’édifice.

Quel regard portez-vous sur la gestion de William Portal ?

Lorsque l’on a réalisé cinq mandats, c’est que l’on est apprécié des administrés. William Portal a structuré et bien géré cette commune. On peut citer la création du CCAS et le centre socioculturel qui sont de très beaux outils. Il faut le saluer, le préserver et le développer. Mais ce mandat a été le mandat de trop. Il ne s’est rien passé. On est à jeun de la moindre inauguration, du moindre projet. Je suis d’ailleurs surpris qu’il reparte pour une nouvelle candidature !

Et vous, que proposez-vous aux Marguerittois ?

On y travaille. Ce village a besoin de suivre l’évolution du monde, tout simplement. Le programme sera sans doute proche de celui de 2014 avec des piliers comme le développement de la citoyenneté et surtout, la non-urbanisation de la plaine agricole au-delà de la voie ferrée. Le PLU (Plan local d'urbanisme) est en révision. Sur cette zone, il y a un projet d’urbanisation de 500 logements. Nous y sommes opposés.

Pourquoi ? Comme d’autres, la commune a besoin de logements….

Alors oui, Marguerittes est en manque de petits logements. Les familles monoparentales et les petits retraités ont du mal à se loger. Mais la mairie doit user de son droit de préemption pour restructurer l’habitat du cœur de ville. Il y a plein de logements insalubres, vacants… Nîmes métropole met la pression pour urbaniser ce secteur. Or, nous n’avons pas les infrastructures nécessaires, comme les écoles, les équipements sportifs, pour accueillir 1 500 à 2 000 personnes supplémentaires. De plus, cette zone agricole est une zone maraîchère. À l’heure où l’on parle de circuits courts, un autre projet est à imaginer !

Aujourd’hui, l’équipe sortante est divisée en trois listes. Pensez-vous pouvoir tirer les marrons du feu ?

La configuration politique est ce qu’elle est. C’est difficile de se positionner. Après, tout le monde est conscient que c’est la fin d’un cycle. Ce qui nous profitera, c’est la volonté de renouveau.

Vous avez demandé à Mathieu Laurent, directeur de la communication du Conseil départemental de vous aider. Pourquoi lui ?

Il était déjà à mes côtés en 2014. C’est un ami d’enfance, originaire du village. Cette aventure, on la porte tous les deux. Il m’apporte une dimension stratégique et communicante qu’il maîtrise.

En parlant du Conseil départemental, la collectivité est le principalement financeur du Pont du Gard. Avoir des copains bien placés vous a-t-il aidé à accéder au poste de directeur-adjoint du site ?

Non ! J’étais déjà fonctionnaire ! J’occupais le poste de directeur des ressources humaines. Aujourd’hui, je suis en détachement. Ma venue au Pont en 2016 a été une évolution de carrière sur un poste qui était vacant. C’est vrai, c’est complètement différent de mon précédent poste. C’est une aventure extraordinaire. D’ailleurs, on se sent très petit quand on est ici…

Propos recueillis par Coralie Mollaret

coralie.mollaret@objectifgard.com 

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Coralie Mollaret

Journaliste Reporter d'Images pendant un an à Marseille, j'ai traversé le Rhône voilà quelques années pour vous informer en temps réel sur l'actualité Gardoise…

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