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MUNICIPALES Alès : les réactions des adversaires de Max Roustan

Dimanche soir, Marc Peyroche et Paul Planque ont salué Max Roustan au moment de sa victoire. Photo Tony Duret / Objectif Gard
Dimanche soir, Marc Peyroche et Paul Planque ont salué Max Roustan au moment de sa victoire. Photo Tony Duret / Objectif Gard

Après la victoire de Max Roustan au premier tour des élections municipales, ce dimanche soir à Alès (relire ici), ses adversaires ont réagi et, pour certains, commencé à analyser les raisons de leur échec.

Paul Planque – Le Printemps Alésien (22,84%) : « C’est une déception parce que nous avions constitué une liste avec un ensemble de citoyens, de forces de Gauche et d'écologistes sur Alès. Nous pensions bien mettre en difficulté Max Roustan. Là, on a eu beaucoup de vents contraires, le Printemps a peiné à éclore. Les Alésiens ont voté pour Max Roustan, mais demain ils se réveilleront avec la gueule de bois parce qu’ils auront Christophe Rivenq à la tête de cette ville. On aura une Droite ultra-libérale qui va mener les destinées et de la Ville et de l’Agglo. »

Francis Bassier – Les Alésiens d’abord (8,68%) : « C’est un échec, d’autant plus qu’en 1989 j’avais fait 11%. On peut l’expliquer par diverses circonstances comme le peu de votants, mais aussi parce que nos professions de foi n’ont pas été distribuées. Mais je remarque surtout qu’on n’a pas su mobiliser notre électorat. »

Marc Peyroche – Alès en commun (3,97%) : « Je suis un peu déçu parce que j’espérais faire les 5%. On n’y est pas arrivé, tant pis. Je m’attendais à un deuxième tour et je constate qu’il n’y a pas eu d’effet Rivenq. L’électorat de Max Roustan, lui, s’est mobilisé. Moi, je ne suis pas arrivé à répercuter en votes le travail réalisé sur la toile. Mes électeurs ne se sont pas déplacés pour voter… On a vécu une belle aventure, une dynamique s’est créée. On va prendre le temps de réfléchir à créer une association « Alès en commun » pour prolonger cette dynamique. On a six ans pour travailler ! »

Fabien Gabillon – Alès est à vous (3,23%) : « Je n’ai rien à déclarer de particulier, si ce n’est que je suis forcément déçu. Une campagne surréaliste occultée par le coronavirus. »

Éric Bouchité – Vivre Alès (2,40%) : « Mon résultat est dans le prolongement de mes difficultés de campagne avec un contexte national transposé au plan local. On m’a attribué toutes les réformes. Je regrette de ne pas avoir un rôle dans l’opposition, ça aurait été intéressant. Quant au maire, c’est une belle victoire. Elle est légitime et il la mérite. Je constate qu’il connaît très bien sa ville, sa population et ses difficultés. Ce que l’on n’a pas compris, c’est qu’il aime sa ville, mais que sa ville aime passionnément son maire. Là où la démarche n’était pas bonne non plus, c’est de s’en être pris à son successeur. Je pense qu’on a eu tort. »

Jérôme Garcia – Lutte Ouvrière (2,04%) : « Je ne suis pas du tout déçu et je remercie les 174 électeurs qui ont voté pour moi. C’est un score modeste qui n’est toutefois pas ridicule. D’ailleurs, en termes de moyens on ne joue pas dans la même cour, mais on est devant le candidat de La République en marche, Éric Bouchité, dans certains bureaux de vote. Les Alésiens ont voulu sanctionner la politique de Macron. Notre mouvement va continuer à exister. On sera toujours sur les marchés et aux portes des entreprises comme nous le faisons depuis des années ».

Propos recueillis par Tony Duret

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Tony Duret

Tony Duret, journaliste à Objectif Gard depuis juin 2012.

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