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AIGUES-MORTES La Ville gagne la première bataille de sa guerre contre Aldi

Les élus au conseil municipal sont tous opposés au projet d'implantation de l'enseigne Aldi. (Photo Boris Boutet)

Fin juin, le conseil municipal d'Aigues-Mortes s'était unanimement prononcé contre l'arrivée de l'enseigne Aldi sur la commune et avait saisi la commission départementale d'aménagement commercial (CDAC). Cette dernière a rendu ce lundi un avis défavorable à l'implantation du discounter. 

C'est une bataille juridique partie pour durer. Mais elle commence bien pour les responsables politiques aigues-mortais. "La CDAC nous a suivi et a rendu un avis défavorable à l'implantation de l'enseigne Aldi à Aigues-Mortes, se réjouit le maire, Pierre Mauméjean. Je vais donc refuser les permis de démolition et de construire." 

Pour rappel, l'arrivée d'Aldi à Aigues-Mortes devait engendrer la destruction du Royal hôtel et du restaurant Le Ventre bleu, situés route de Nîmes, à l'entrée de la commune. "Nos principaux arguments sont que cette implantation risque de provoquer des encombrements importants sur ce carrefour stratégique et que le Schéma de cohérence territorial (SCOT) a décidé pour six ans l'absence d'extension importante pour les aménagements commerciaux", détaille Pierre Mauméjean.

L'Isle-sur-la-Sorgue, l'exemple à ne pas suivre

"La société Aldi ne s'est pas présentée hier à la CDAC, poursuit le maire d'Aigues-Mortes. Mais lorsque j'ai rencontré leur responsable, il y a un an et demi, il m'a prévenu qu'il irait jusqu'au bout en prenant l'exemple de l'Isle-sur-la-Sorgue, où ils avaient fini par s'implanter après quatre années de bras de fer. Je m'attends désormais à un recours auprès de de la commission nationale des aménagements commerciaux (CNAC) puis auprès du tribunal administratif."  

"Les vendeurs, la société Mona Lisa en tête, ont reçu d'autres offres d'achat pour l'hôtel et le restaurant. Ils les ont eux-mêmes qualifiées de "très raisonnables", mais Aldi a surenchéri, pointe Pierre Mauméjean. À eux de voir s'ils sont prêt à attendre l'issue d'une longue bataille judiciaire, qu'ils sont loin d'être sûrs de gagner. De notre côté nous souhaitons absolument garder des lits sur la commune car nous en manquons." Pas sûr qu'Aldi soit de cet avis.

Boris Boutet

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