Culture

ALÈS AGGLO Patrice Gain remporte le Cabri d’Or 2020

Le maire d'Alès, Max Roustan, le président d'Alès Agglo, Christophe Rivenq, et l'auteur Patrice Gain (en visio), cet après-midi lors de la remise du Cabri d'Or 2020 (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

La remise du 34e Cabri d’Or, le prix littéraire d’Alès Agglo et de l’Académie Cévenole, s’est tenue ce vendredi au bâtiment Atome. Une remise particulière, en visioconférence principalement, qui a couronné l’auteur haut-savoyard Patrice Gain, pour Le Sourire du scorpion (éd. Le Mot et le reste).

C’est peu dire que cette remise de prix était particulière. Dans la salle de l’Atome, seuls le maire d’Alès, Max Roustan, et le président d’Alès Agglo, Christophe Rivenq, étaient en présentiel, le jury et les auteurs finalistes étant projetés en visioconférence derrière eux. Pas de quoi entamer l’enthousiasme des deux élus, qui chacun leur tour salueront « l’envergure nationale » prise par le prix littéraire cévenol. Il faut dire que des auteurs de renom et des éditeurs prestigieux participent au Cabri d’Or, prestige qui rejaillit sur le prix.

L’occasion aussi pour Christophe Rivenq de déclarer sa flamme à la culture et à la lecture, en prenant l’exemple de la nouvelle médiathèque d’Alès en cours de réalisation, et de rappeler que le prix est « un des mieux doté, voire le plus doté de France, avec 5 000 euros pour le lauréat. »

Le jury, présidé depuis neuf ans par l’éditrice d’Au diable vauvert, Marion Mazauric, fait la part belle à l’Académie cévenole, mais aussi à la librairie Sauramps  - Christophe Rivenq en profitera pour rendre hommage à la libraire Roberta Pouget, qui s’apprête à quitter la librairie et le territoire - ou encore à la bibliothèque d’Alès. « Un jury incorruptible, même une heure avant la remise on ne sait pas qui a gagné ! », lancera la libraire.

« Ce prix témoigne du fait que les prix littéraires, ce n’est pas que Paris », estimera ensuite Marion Mazauric, avant de saluer la qualité et la diversité de la sélection 2020, composée de 16 livres au départ. Quatre ouvrages se sont détachés pour le tour final : Par les soirs bleus d’été de Franck Pavloff (éd. Albin Michel), Une Bête au paradis de Cécile Coulon (éd. Iconoclaste), La Carte des regrets de Nathalie Skrowronek (éd. Grasset) et donc Le Sourire du scorpion de Patrice Gain (éd. Le Mot et le reste).

C’est finalement Patrice Gain qui l’a emporté pour son « thriller inquiétant dans une nature rugueuse », expliquera Marion Mazauric. Son succès, l’auteur de 59 ans, ingénieur en environnement dans le civil, le doit sans doute au fait que « ses pages sur la nature sont magnifiques. On y retrouve les Cévennes dans ce qu’elles ont de plus âpre et beau, et c’est un texte social, ancré dans les problématiques actuelles », poursuivra l’éditrice.

L’auteur se dira ensuite « très honoré » de remporter ce prix. « Les Cévennes sont un territoire très inspirant, le Montana français, que je connais bien et que j’aime arpenter », affirmera Patrice Gain ensuite. Il s’agit de son deuxième prix littéraire gardois, puisqu’il avait remporté le prix des lecteurs du Festival du polar de Villeneuve-lèz-Avignon en 2019 pour Terres fauves. Un livre qui pourra donc figurer en bonne place sous le sapin !

Thierry ALLARD

thierry.allard@objectifgard.com

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Thierry Allard

32 ans, féru de politique, de sport et de musique. Jadis entendu en radio, je couvre depuis juin 2014 le Gard rhodanien pour Objectif Gard.

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