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PONT-SAINT-ESPRIT Aides, plateforme en ligne : le commerce local au cœur du conseil municipal

Jeudi soir, lors du conseil municipal de Pont-Saint-Esprit (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

La dernière réunion du conseil municipal de Pont-Saint-Esprit s’est tenue ce jeudi soir à la salle des fêtes de la Cazerne, avec, entre autres, deux délibérations concernant les commerces locaux.

La première, présentée par l’adjoint Benjamin Desbrun, avait trait aux aides indirectes aux commerces et entreprises de la ville pour la deuxième période de confinement. Un train de mesures d’aides avait déjà été pris par la municipalité pendant le premier confinement, et la mairie remet ça pour le second.

La première de ces mesures est la remise gracieuse des loyers et charges du 1er novembre à la réouverture pour les commerces locataires de la commune, à la Cazerne, en tout cas pour ceux qui ont été contraints à la fermeture administrative administrative. Le tout car la Région a exclu de ses aides au loyer les commerces dont le bailleur est une collectivité. Les redevances d’occupation du domaine public sont également exonérées depuis le premier novembre jusqu’à la réouverture pour les commerces sédentaires fermés administrativement, et pour les forains des marchés hebdomadaires qui n’ont pas été autorisés à poursuivre leur activité pendant le confinement.

L’élu d’opposition Laurent Ouillon ira au micro (une nouvelle configuration avec un micro unique pour les conseillers municipaux était en test hier soir, NDLR) demander un listing des commerces concernés et le coût de l’opération pour la municipalité. « Une fois que la délibération est votée, derrière il y aura un recensement », lui répondra Benjamin Desbrun, avant de préciser, pour le coût, qu’une ligne budgétaire de 6 700 euros était prévue.

L’opposant estimera ensuite que « tous les commerces de la Cazerne » méritaient d’être exonérés de loyers, « même ceux qui ont ouvert car ils ont perdu un gros chiffre d’affaires. » « Ceux qui ont fermé ont perdu tout leur chiffre d’affaires », lui rétorquera l’adjoint, avant que la maire, Claire Lapeyronie, n’affirme que « personne ne mérite quoi que ce soit dans cette crise, ces critères sont justes. » La délibération sera votée avec les 7 abstentions du groupe Union citoyenne spiripontaine (UCS).

Commerce toujours, avec le vote de la participation par la commune à la plateforme de e-commerce mise en place par la CCI et sa déclinaison en achat-pontsaintesprit.fr. Un dispositif que nous vous avons présenté ici pour Bagnols, et pour lequel la mairie va réserver 20 000 euros de dépenses. « Il y a ceux qui parlent et ceux qui agissent, lancera l’opposante Catherine Chantry. Au dernier conseil municipal nous vous avons suggéré la mise en place d’une plateforme e-commerce, finalement ceux qui parlent ont raison de parler. »

Après ce satisfecit initial, Catherine Chantry estimera que la majorité « ne fait que suivre le mouvement de la Chambre de commerce et d'industrie » et que la gratuité pour les trente premiers commerçants était « une démarche purement commerciale » et devait être étendue « à 100 % des commerçants et pas seulement pour un an. »

« Vous parlez, on agit », lui répondra, lapidaire, Claire Lapeyronie, avant que l’adjointe au commerce, Karima Loric, n’affirme que la majorité « avait déjà travaillé sur le sujet bien avant » l’intervention de Catherine Chantry. Quant à la gratuité, l’adjointe rappellera que le Gouvernement « a mis en place un chèque numérique de 500 euros pour l’équipement des commerces. » Unanimité.

Thierry ALLARD

thierry.allard@objectifgard.com

Et aussi :

Bonne nouvelle : Pont-Saint-Esprit a été retenue dans le cadre du dispositif de l’État, « Petites villes de demain. » Un dispositif destiné aux villes de moins de 20 000 habitants, doté de 3 milliards d’euros. Pour Pont, « c’est des financements supplémentaires et un chargé de mission sur la période 2020-2026 cofinancé par l’État », précisera la maire.

On se verra au tribunal ! : entre Claire Lapeyronie et son ex-adjointe Catherine Chantry, les relations ne sont pas prêtes de s’améliorer. Dernier épisode en date : l’opposante attaque la préemption par la commune des terrains près de l’hôpital devant le tribunal administratif de Nîmes. En fin de conseil, à la faveur d’une question orale du groupe UCS, Claire Lapeyronie regrettera que ce nouvel épisode « coûte 3 000 euros de frais de justice, c’est de l’argent public », avant plus loin d’affirmer que l’opposition faisait dans « l’obstruction. »

Non, c’est non : en fin de conseil, une série de délibérations aussi administratives que budgétaires étaient présentées au vote, notamment une décision modificative du budget pour y intégrer les exonérations votées plus tôt. L’opposition votera contre comme un seul homme, ce qui lui vaudra une accusation d’incohérence de la part de Benjamin Desbrun. « Nous sommes cohérents. Nous avons voté contre ce budget, donc toute décision modificative. Nous voterons contre », se défendra Catherine Chantry, appuyée par son colistier Didier Bonneaud.

Nouveauté : le groupe UCS avait choisi de poser des questions orales à la fin du conseil. On en retiendra une sur l’avance du projet Hôtel-Dieu, à laquelle la majorité répondu en affirmant que le permis d’aménager serait sans doute finalisé pour début 2021.

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Thierry Allard

32 ans, féru de politique, de sport et de musique. Jadis entendu en radio, je couvre depuis juin 2014 le Gard rhodanien pour Objectif Gard.

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