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GARE NÎMES-PONT-DU-GARD Les élus mobilisés pour la 3e voie et le grand enjeu du désenclavement

Une flopée d'écharpes tricolores pour interpeler la SNCF. (Photo Boris Boutet)
Une flopée d'écharpes tricolores pour interpeller la SNCF. (Photo Boris Boutet)

Élus de Nîmes Métropole, des Villes de Nîmes et d'Alès, Département, Région, sénateurs, députés et représentants du monde économique, tous étaient mobilisés ce vendredi à la gare Nîmes-Pont-du-Gard, pour réclamer la réalisation d'une 3e voie censée permettre son désenclavement. 

"Sans 3e voie, cette gare n'a pas lieu d'être." Le message formulé par le maire de Nîmes Jean-Paul Fournier, résume le discours martelé ce vendredi par les différents élus présents à Manduel. "Aujourd'hui, il y a des difficultés sur les correspondances malgré les efforts réalisés par la Région pour les faciliter, a expliqué le président de Nîmes Métropole, Franck Proust. Pour la moitié des TGV, aucun TER ne peut assurer la correspondance dans des délais satisfaisants."

Pour démontrer ces difficultés, rien de mieux que l'exemple. Ce vendredi, peu après 10 heures, un TGV arrive à Nîmes-Pont-du-Gard. Pour les voyageurs souhaitant rejoindre la gare Nîmes-centre, deux solutions sont possibles. Attendre 45 minutes l'arrivée du prochain TER qui met une dizaine de minutes pour effectuer le trajet ou prendre une navette routière un quart d'heure après leur arrivée, pour un trajet d'au moins une demi-heure en fonction de la circulation. Dans les deux cas, il faut près d'une heure pour relier les deux gares.

12 M€ "qui dorment"

"Ce n'était pas la logique du projet que nous avons défendu, comment voulez-vous faire décoller une zone avec une gare complètement isolée de la ville centre ?", s'est insurgé Franck Proust. Pour tous, la solution pour désenclaver Nîmes-Pont-du-Gard est simple : il faut réaliser la 3e voie, prévue à l'origine du projet.

D'autant qu'à entendre les élus, les fonds sont là. "12M€ d'économie ont été réalisés par des choix techniques, rappelle Franck Proust. Cet argent a été provisionné par la SNCF alors que la gare avait été financée par un très large pot commun. Le coût de la 3e voie est estimé à 14 M€. Nous demandons donc la réaffectation de ces 12 M€. À l'heure actuelle, et malgré plusieurs relances du préfet de Région, la SNCF ne nous a toujours pas fourni le bilan comptable de l'opération." Avec cette large mobilisation, tous espèrent sans doute obtenir une réponse de la SNCF pour, enfin, pouvoir lancer la construction d'une 3e voie qui désenclavera Nîmes-Pont-du-Gard.

 

Boris Boutet

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Un commentaire

  1. Ces grands élus, ces formidables gestionnaires ont ils été couillonnés par la SNCF ?
    Il paraît que l’argent n’est pas cher, faudrait songer à emprunter parce que la 3e voie est « essentielle », elle.
    Que la région mette la main à la poche pour investir plutôt que de dilapider l’argent des Occitans inutilement.

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