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LA RÉCAP’ Picsou Assaf s’en fout, l’entreprise Grodégueulasse, la prison plutôt que le mariage

Rani Assaf est invité à s'expliquer sur son projet de fermeture du centre de formation du Nîmes Olympique (Photo Anthony Maurin)
Aujourd'hui professionnels reconnus, Sofiane Alakouch (à gauche) et Renaud Ripart (de dos) sont issus du centre de formation du NO (Photo Anthony Maurin).

Tous les samedis à 19 h, Objectif Gard vous propose un rendez-vous sous la forme d'un flash-back sur les événements, petits ou grands, qui ont ponctué la semaine. C'est parti pour la Récap' !

Picsou Assaf s'en fout. Si, associés au retrait du diffuseur de télévision escroc Médiapro, les résultats catastrophiques de l'équipe professionnelle (19e sur 20) avaient récemment laissé apparaître quelques lézardes dans la vitrine du Nîmes Olympique, c'est maintenant tout le bâtiment Rouge et Blanc et ses fondations qui menacent péril après l'annonce du président Rani Assaf de fermer le centre de formation. Alors que le NO se retrouve sous la menace d'un dépôt de bilan en raison d'un manque à gagner, chiffré à quelque 16 millions d'euros par une source proche du club, l'homme d'affaire entend ainsi réaliser une économie de 2 millions d'euros. Des économies d'Harpagon et une goutte d'eau dans un océan de pognon pour un homme qui va en parallèle investir pas moins de 10 millions d'euros pour un stade provisoire de 12 000 places mais surtout 230 millions d'euros dans une future enceinte définitive et dans de juteux projets immobiliers afférents. Mais quoi d'étonnant de la part du président franco-libanais - chez qui en cherchant bien on devrait bien trouver des racines écossaises ou auvergnates - dont l'une des premières décisions avait été de retirer le bénéfice des entrées gratuites aux anciens joueurs professionnels du club et aux bénévoles. Classé en 2018 parmi les 500 plus grandes fortunes de France par le magazine Challenges, qui estimait sa fortune personnelle à 112 millions d'euros, Picsou Assaf veut encore faire des économies. Mais toujours pas question de rembourser leurs abonnements à plusieurs centaines de supporters qui lanternent depuis des lustres et à qui il a régulièrement prouvé son mépris. Mettre à la rue les jeunes du centre de formation et leur encadrement en foulant aux pieds dans le même temps l'histoire et le palmarès du Nîmes Olympique, Assaf s'en fout comme de sa première Free box. Et pourtant, la formation au Nîmes Olympique c'est pas moins de 4 victoires en Coupe Gambardella (*) auxquelles on ajoutera une défaite en finale en 2004. Moins bien que l'AJ Auxerre (7 victoires) mais autant que l'AS Monaco et l'AS Saint-Étienne et mieux que tous les autres, excusez du peu ! Et pour se justifier, Rani Assaf agite maintenant une menace à peine voilée qui ressemble comme deux gouttes d'eau à du chantage en faisant valoir auprès de la municipalité que s'il n'obtient pas rapidement les autorisations pour la construction de son stade provisoire et pour la future enceinte et ses locaux commerciaux il devra mettre la clé sous la porte et conduire sans autre forme de procès au cimetière une vénérable association âgée de 84 ans, désormais valétudinaire et bien prête de passer l'arme à gauche. De quoi regretter le bon vieux temps d'avant et l'époque où le foot était avant tout un sport populaire et pas un business que se sont désormais accaparé les affairistes de tous crins et les oligarques du CAC 40.

* L'équivalent de la Coupe de France pour les moins de 19 ans.

4,5 tonnes de déchets ramassés par les bénévoles vauverdois. (Photo DR)

L'entreprise Grodégueulasse. La semaine dernière, nous vous racontions la suite des aventures de la famille Grosdégeulasse et la découverte de cet immonde dépôt sauvage d'ordures dans un petit bois situé tout près de la déchetterie de Vauvert. Comme nous le supputions, forts de documents trouvés sur place, les Sherlock Holmes fins limiers de la police municipale locale n'ont pas tardé à mettre un nom sur les auteurs de ce forfait encore trop pudiquement qualifié d"'incivilité". Et là, surprise ! Cette fois il ne s'agissait pas de l'acte isolé d'un imbécile décérébré mais bel et bien de l'initiative délibérée d'une entreprise sise à Beauvoisin missionnée par un donneur d'ordre chargée de vider l'habitation d'une personne décédée à Mudaison (Hérault). Avant - on l'espère vivement ! - d'écoper d'une forte amende qui lui passera l'envie de recommencer, l'entreprise indélicate (qu'on vous laisse le soin d'identifier mais à qui nous sommes ravis d'apporter cet éclairage médiatique et la publicité qui va avec !) a été contrainte de remettre sans délai les lieux en état. En parallèle, le week-end dernier, les 160 bénévoles vauverdois impliqués dans une opération de nettoyage de la nature ont collecté pas moins de 4,5 tonnes de déchets. Apparemment, on n'en a pas fini avec la famille Grosdégueulasse...

La prison plutôt que le mariage. "Le mariage est une cérémonie où un anneau est passé au doigt de l'épouse et un autre au nez de l'époux". Ce jeune homme agité qui s'est présenté mercredi matin dès potron-minet au commissariat d'Alès devait certainement partager cette pensée du philosophe et sociologue anglais, Herbert Spencer. Après s'en être pris physiquement aux policiers présents et les avoir insultés, l'énergumène a consenti à livrer des explications pour le moins surprenantes et inattendues sur son comportement agressif. D'où il ressortait que l'intéressé s'était volontairement fait arrêter et désirait être condamné pour échapper... à son propre mariage programmé dans la semaine ! Amené à passer devant les juges du tribunal correctionnel, il échappera peut-être à une lourde peine et à la prison dorée qu'on évoque parfois à propos du mariage mais certainement pas à la condamnation à la perpétuité que ne manquera pas de lui infliger sa promise et la famille de cette dernière.

Philippe GAVILLET de PENEY

Philippe Gavillet de Peney

Après avoir traîné ma plume et ma carcasse un peu partout dans les rédactions des quotidiens régionaux de l'Hexagone, j'ai posé mes valises à Objectif Gard en mars 2016. Couteau suisse de la rédaction, j'interviens dans plusieurs rubriques avec une inclination plus marquée pour le sport, les portraits et les sujets de société... Au sein du journal, j'assure par ailleurs le Secrétariat de rédaction.

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Un commentaire

  1. Assaf est un commercial, un boutiquier, un prédateur, certainement pas un fan du N.O.
    Le N.O c’est une histoire. Une de celles qui fait Nîmes.
    Qu’est ce qu’il sait, lui, de cette histoire ?
    Combien de fois suis je venu, gamin, avec mon père, de Carpentras à Jean Bouin pour « taper la tôle » ?
    Assaf fait pression, il veut le beurre, l’argent du beurre et le cul des Nîmois.
    Il va falloir, vite, clarifier la situation.
    Monsieur le Maire, prenez vos responsabilités.

    Conseiller RN Nîmes

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