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AU PALAIS Interdiction définitive d’approcher un enfant pour l’exhibitionniste de Vauvert

(Photo d'illustration : Anthony Maurin)

L’alerte a été donnée à la gendarmerie, le 4 mai dernier, après le premier fait survenu sur la commune de Vauvert. Ce jour-là un homme propose à un enfant de 13 ans une masturbation. Le gamin parvient à quitter les lieux et courageux il filme l’adulte pour enregistrer le visage de ce dernier, histoire de permettre aux enquêteurs de le retrouver plus facilement. Une jeune victime totalement effrayée qui ne veut plus aller à l’école depuis cette « proposition » déplacée. « Il vit dans la peur, dans la crainte de croiser à nouveau cet homme », souligne le conseil de la famille de la victime, maître Caroline Greffier.

Alors qu’une enquête est en cours, quelques jours plus tard, un autre fait à caractère sexuel est révélé aux militaires de la gendarmerie de Vauvert. Une femme a croisé dans cette commune, le 9 mai, un homme qui se promène en partie dénudée et montre ses parties intimes.

Le rapprochement entre les deux évènements est rapidement effectué d’autant que le portrait dressé par les victimes est similaire. L’homme est arrêté il s’agit d’un habitant de la Haute-Saône qui est d’ailleurs convoqué dans ce département en juin prochain en justice pour une autre affaire d’exhibition. Un homme dont on ne sait pas pourquoi il est venu dans le Gard ces derniers jours. Il prétend être divorcé et fragile depuis cette séparation.

« Ce qui m’inquiète c’est que vous ne jugez pas un fait unique, un fait isolé, mais une escalade dans le passage à l’acte. Il est déjà convoqué par la justice et il recommence. On est sur un prédateur, estime la substitut Estelle Meyer... Il repère cet enfant, il n’a rien à faire dans la cage d’escalier à Vauvert, il ne vit pas là. Il a un premier contact avec la victime, ensuite il va dans les caves pour repérer un lieu tranquille pour faire quoi. Et en plus il évoque tout au long de la procédure un fantasme et il déclare que « ce gamin m’a plu », s’alarme la représentante du parquet de Nîmes qui estime que l’homme qui lui fait face dans le box des prévenus a un profil inquiétant.

Le prévenu présente ses « sincères excuses et profond regret, je ne pensais pas qu’il y ait autant de dégâts, je n’ai pas réfléchi sur les conséquences sur un gamin », affirme-t-il avant que le tribunal présidé par Jérôme Reynes ne parte délibérer.

La juridiction a finalement condamné cet homme âgé de 45 ans, à 18 mois de prison avec un sursis probatoire de 3 ans l’obligeant à des soins psys, à indemniser la victime. En peine complémentaire, le département du Gard lui est interdit, il est inscrit au fichier de délinquants sexuels et lui est interdit de manière définitive d’entrer en contact avec des mineurs.

Boris De la Cruz

Journaliste, je suis passionné par les faits divers, la justice et la politique. Je collabore à Objectif Gard et à des médias nationaux.

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