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L’IMAGE DU JOUR Au CHU de Nîmes, la mobilisation se poursuit en réanimation

Les personnels des services réanimation du CHU de Nîmes ont organisé une opération "réa morte" sur le parvis sud du CHU de Nîmes. (Photo : Stéphanie Marin/ObjectifGard)

Chaque mardi depuis le 6 mai, les personnels des trois services de réanimation du centre hospitalier universitaire de Nîmes organisent des actions "coup de poing" pour dénoncer un manque d'effectifs et de reconnaissance financière.

C'est un mouvement national qui agite plus de 130 centres de réanimation. Manque de formation, manque d'effectifs et de reconnaissance pécuniaire, les personnels des services de réanimation, en première ligne depuis le début de la pandémie, sont montés au créneau dès la mi-mai. Ils organisent depuis, chaque semaine, des opérations pour faire entendre leurs revendications.

Les agents de réanimation dénoncent toujours un manque de reconnaissance. (Photo : Stéphanie Marin/Objectif Gard)

À Nîmes, du côté de CHU Carémeau, "nous sommes en grève depuis le 6 mai", explique Françoise Bassard, infirmière au service réanimation médicale. Et cette dernière de poursuivre : "Nous organisons des actions - soutenues par l'intersyndicale, Ndlr - tous les mardis afin de sensibiliser la population", aux quatre coins de Nîmes, devant les arènes, sur la place de l'Horloge, dans les halles, etc. Leur pétition compte déjà plus de 800 signatures.

Ce mardi 8 juin, à 13h45, les grévistes se sont retrouvés sur le parvis sud du CHU de Nîmes pour participer à une opération nommée "réa morte". Comme un peu partout en France, les personnels se sont allongés au sol et ont attendu ainsi pendant une minute. "Nous voulons nous faire entendre. Nous voulons être reçus par le ministère de la Santé. Nous voulons que les hautes instances comprennent que la réanimation est une spécificité. Nous avons des soins spécifiques. Nous devons souvent agir dans l'urgence avec des personnes dont le pronostic vital est engagé. Nous accompagnons les familles...", souligne Françoise Bassard.

Les agents mobilisés réclament la création d'une nouvelle bonification indiciaire de la fonction publique hospitalière "qui, selon les critères qui la définissent, reconnaît la responsabilité et la technicité de notre travail". Ainsi qu'une réévaluation du ratio avec la réalisation d'un vrai binôme : un infirmier et un aide-soignant pour deux patients et le respect du ratio soignants-patients dans tous les services de réanimation et unité de soins continus, de jour comme de nuit. Mardi prochain, ils devraient investir un marché à Nîmes.

Stéphanie Marin

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