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ALÈS Avec le ACH, le handball cévenol monte en puissance

Lionel Di Berardino, président du ACHB. (Photo Corentin Migoule)
Lionel Di Berardino, président du ACH. (Photo Corentin Migoule)

Le Alès Cévennes Handball, fort de 170 licenciés, veut doubler ses effectifs. Ce club, fondé en 2018, veut développer le handball féminin, absent dans le nord du département. Il mise aussi sur une pratique innovante, le handfit.

Dans l’ombre des footballeurs de l’Olympique d’Alès en Cévennes ou du Rugby club cévenol, le Alès Cévennes Handball (ACH) sort peu à peu de sa torpeur. Fondé il y a moins de trois ans, le club présidé par Lionel Di Berardino n’a pas tardé à s’imposer comme un incontournable dans le paysage sportif des sports collectifs alésiens.

Ce dernier partage d’ailleurs son terrain d’expression avec un autre club phare de la capitale cévenole, le CAC volley-ball, évoluant dans la halle des sports de Clavières. Une cohabitation qui fonctionne mais qui pourrait s’avérer limitante à l’heure où les handballeurs alésiens, déjà nombreux (170 licenciés), entendent doubler leurs effectifs. « Le club n’existe que pour grossir », prévient Lionel Di Berardino, qui croit au potentiel de séduction d’un sport dans lequel les Français ont brillé ces vingt dernières années. Ce dernier apprécie le soutien de la mairie d’Alès qui « nous suit dans tous nos projets ». Adjointe déléguée aux Sports, « Marie-Claude Albaladejo est ouverte à nos requêtes. On espère avoir une salle exclusivement dédiée au handball prochainement ».

Un départ canon source de regrets

Pour autant, la pandémie qui a torpillé les deux dernières saisons a aussi offert son lot d’incertitudes. « S’il n’y a pas un geste financier de la Ligue ou des comités d’organisation, on peut perdre des licenciés à la rentrée prochaine », craint celui qui culmine à près d’un mètre quatre-vingt-dix. Pour faire face à ce potentiel désintérêt du sport en club lié à la fragilité du maintien des rencontres compétitives en période épidémique, le ACHB s’est montré généreux en débloquant 10 000 euros qui serviront à couvrir un tiers du montant du renouvellement des licences la saison prochaine.

« C’est pour soulager les parents qui payent plein pot depuis deux ans pour des saisons tronquées, justifie le président. Même si les licenciés mineurs n’ont jamais vraiment arrêté de s’entraîner. » Ces derniers, qui ont enfin pu reprendre l’entraînement en salle le 19 mai, ont bénéficié de séances en extérieur, pour maintenir ce lien si précieux. « En revanche pour les seniors depuis décembre c’est la ''cata'' », regrette le colosse. Et d’enfoncer : « C’est dommage car ils étaient premiers de leur poule, comme les U18 et les U15 féminines. Ça démarrait vraiment fort ! »

Mais à toute chose malheur est bon, alors le président du ACH a mis à profit ce temps suspendu pour opérer un rapprochement avec plusieurs clubs du département. Sa volonté : développer le handball féminin dans le nord du Gard car il y a « un gros potentiel » et « rien autour ». « Des filles qui habitent au-dessus d’Alès sont obligées d’aller jouer à Marguerittes ou à Bouillargues. Ce n’est pas concevable », affirme celui qui est en contact avec le président du club de Bagnols-sur-Cèze (HBGR) pour créer une entente.

Faire monter l’équipe féminine en Nationale 3 (le 5e échelon du handball français) et le groupe masculin en Pré-national (le 6e) sont autant d’objectifs sportifs du ACH qui viennent s’agréger à une volonté de développer le ‘‘handift’’, une pratique innovante qui mixe plaisir et santé, handball et fitness. « Il faudra compter avec nous à l’avenir », assure, confiant, Lionel Di Berardino.

Corentin Migoule

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