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NÎMES Lutte contre la cybercriminalité : un lieu de formation dédié aux entreprises

Les acteurs qui ont contribué au lancement de ce "Labocyberform" (Photo Corentin Corger)
La commissaire divisionnaire Caroline Belda aux côtés de Catherine Chambon (Photo Corentin Corger)

En présence de Catherine Chambon, sous-directrice de la lutte contre la cybercriminalité à la direction centrale de la police judiciaire, le premier laboratoire dédié aux entreprises pour savoir se protéger contre les cyberattaques a été inauguré ce jeudi à Nîmes. 

"Labocyberform" c'est son nom. Au-delà d'un laboratoire, c'est surtout un lieu composé d'une salle de réunion et d'ordinateurs qui a été inauguré hier à Nîmes. Un espace dédié aux chefs d'entreprises, mais aussi aux salariés pour être formé contre les cyberattaques, connaître les bons outils et pouvoir les divulguer dans l'entreprise. "L'idée est de pouvoir prévenir en amont d'attaques directes, puis sensibiliser et accompagner pour montrer ce qui doit être fait pour mieux sécuriser son matériel et ses informations", détaille Tonino Zita, chargé de prévention des cybermenaces au sein du réseau des référents cybermenaces (RCM) qui a formé plus de 7 000 entreprises en 2020.

Chaque jour, que ce soit à titre personnel ou à titre professionnel, on reçoit des tentatives de piratage par mail. Une pratique appelée "fiching". "C'est la loi du nombre. Les pirates essayent de taper partout avec des envois en masse pour récupérer des informations. La plupart des tentatives n'aboutisse pas mais le risque est réel", prévient Caroline Belda, chef de la division économique et financière du SRPJ de Montpellier. Si bien souvent, il faut remplir des données pour être piraté. Parfois, rien que le fait de cliquer sur un mail peut entraîner une cyberattaque.

Certaines entreprises, qui ne sont pas forcément au courant de toutes ces pratiques, estiment qu'elle ne sont pas concernées. Un risque d'attaque augmenté par la mise en place du télétravail qui s'est davantage généralisé durant la pandémie de Covid-19. "Des accès ont été ouverts aux salariés pour travailler de chez eux qui n'ont pas toujours été refermés à leur retour dans l'entreprise. Un logiciel piraté a pu être ramené au sein de l'entreprise", assure Tonino Zita. Un piratage peut entraîner la fuite de données et évidemment à terme la fermeture d'une société.

"Concernant sa vie privée, moins on en met, mieux c'est"

Ce "Labocyberform" installé à Nîmes est le premier en France. Pourquoi la cité des Antonin a-t-elle été choisie ? Comme souvent pour sa situation géographique et son implantation entre l'Occitanie et le PACA. Ainsi, les chefs d'entreprise et salariés de ces deux régions pourront venir en présentiel suivre des formations à Nîmes. "C'est la volonté d'une anticipation et une prise en charge plus rapide des victimes", résume Catherine Chambon, sous-directrice de la lutte contre la cybercriminalité à la direction centrale de la police judiciaire, présente pour cette occasion.

Et pour rendre le travail des cybercriminels plus compliqué, les professionnels recommandent de rester discret sur sa vie privée et de ne pas trop s'exposer. Une tendance qui semble compliquée à l'heure des réseaux sociaux. "Concernant sa vie privée, moins on en met, mieux c'est", insiste et conclut Caroline Belda.

Corentin Corger

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