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GARD Reconstitution d’un crime en famille, la victime avait dénoncé ses ennemis dans un enregistrement

La juge d'instruction de Nîmes organise une reconstitution sur la commune de Calvisson. Une reconstitution criminelle qui a débuté vers 10h45.

En mars dernier au bout de 8 mois de détention provisoire, un homme qui clamait son innocence a été libéré par la chambre de l'instruction de Nîmes. Un homme aujourd'hui sous contrôle judiciaire et mis en examen pour le meurtre de son père. Ce suspect a été appréhendé en juillet dernier par les enquêteurs de la section de recherches de Nîmes après le décès de son père retrouvé mort dans le jardin de ses voisins en mars 2020.

Le père de famille, âgé d'une quarantaine d'années, avait été retrouvé agonisant dans le jardin du voisin. La piste criminelle ne faisait aucun doute dès le départ. La victime avait été poignardée et le couteau ayant servi à l'agression avait disparu. En juillet dernier, les enquêteurs ont procédé à une série d'arrestations dans cette affaire de meurtre, avec au final la mise en examen du fils de la victime.

A la fin des gardes à vue, un certain Pablo (*) était retenu dans la procédure comme témoin assisté avait-t-on appris il y a quelques mois à la cour d'appel de Nîmes, tandis que le fils du défunt était lui mis en examen et écroué pour la mort de son père. Ce dernier avait demandé en décembre dernier sa libération qui lui avait été refusée. Il a réitéré cette demande en mars dernier et a obtenu son contrôle judiciaire.

" Le fils n'avait aucun problème avec son père, c'est Pablo qui en avait et d'ailleurs il y avait un conflit important entre Pablo et la victime ", avait plaidé le pénaliste Jacques Martin accompagné dans cette procédure par Me Sylvie Josserand. Le fils avait clamé haut et fort son innocence : " Je n'ai rien fait, rien. Je suis innocent."

"En un demi-siècle d'exercice je n'ai jamais vu ça. Vous avez une victime qui quelques temps avant sa mort révèle dans un enregistrement exceptionnel retrouvé sur son portable par les enquêteurs, les griefs et les conflits qu'il a avec des proches et des membres de sa famille", avait poursuivi devant la juridiction pénale le bâtonnier Martin.

La reconstitution de ce matin en présence des experts judiciaires, d'un représentant du parquet de Nîmes, des enquêteurs de la section de recherches, du patron de l'unité de médecine légale du CHU de Nîmes, le docteur Mounir Benslima, et des personnes mis en cause, a pour but de mettre en perspective les propos des uns et des autres avec les constations des experts et enquêteurs. On reconnaît sur place, maître Serge Billet et Me Philippe Rey.

* Le prénom a été modifié.

Boris De la Cruz

Journaliste, je suis passionné par les faits divers, la justice et la politique. Je collabore à Objectif Gard et à des médias nationaux.

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