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RCN Un tournoi pour implanter le rugby dans les quartiers

L'équipe du Chemin Bas avait même sorti la pancarte pour ce tournoi, ici en photo en compagnie d'Olivier Bonné, Jean-Paul Fournier et François Courdil (Photo Corentin. Corger)
Après deux succès de Valdegour, c'est Pissevin qui a remporté ce tournoi 2021 (Photo François Laillou/RCN)

Malgré son annulation en 2020, le Tournoi des VI quartiers fête déjà ses dix ans. Pour cette 10e édition, six équipes représentants des quartiers nîmois se sont affrontées ce samedi matin au stade Kaufmann. Auparavant, pendant deux mois, les éducateurs ont tourné dans les quartiers pour y implanter la pratique du rugby. 

"Au départ le rugby a été créé dans les universités anglaises en tant qu'outil éducatif pour canaliser les fortes têtes. Et là on retrouve son ADN", dixit Saïd Moumen, un des principaux instigateurs à la création de ce tournoi des VI quartiers en 2012 même si à l'époque il n'y avait que cinq équipes. Évidemment, il n'y a pas que des fortes têtes dans les quartiers. Grâce à ce tournoi, les enfants y découvrent les valeurs de tolérance, de combativité, de respect des règles ou encore de solidarité liées à la pratique du ballon ovale.

Compte tenu des restrictions sanitaires, la configuration du tournoi a changé. Auparavant, les enfants venaient passer une semaine en stage au stade Kaufmann avec un entraînement chaque jour et le tournoi le dimanche. Ils découvraient le rugby dans son ensemble. En 2021, ce sont les éducateurs qui se sont déplacés dans les quartiers pendant deux mois pour réaliser des ateliers d'initiation non pas au rugby mais au flag-rugby. En Français, le "rugby foulard" qui signifie que l'on pratique le rugby mais sans contact.

Pour stopper un joueur, on ne doit pas le plaquer mais lui arracher un foulard à la ceinture ce qui l'oblige à passer le ballon. Dans les quartiers sur des terrains en dur, c'est évidemment plus adapté. "On met en place le rugby et il reste dans le quartier. Les enfants en sont mieux imprégnés. On leur a laissé le matériel pour qu'ils puissent jouer entre eux", félicite Richard Hortiz, organisateur de l'événement qui veut faire perdurer ce nouveau fonctionnement.

François Courdil expérimente la passe vissée en compagnie des jeunes rugbymen (Photo Corentin Corger)

Ce dernier a pu compter sur le soutien de Mathieu Roca, le capitaine du Rugby Club Nîmois qui était présent au centre André Malraux du Chemin Bas d'Avignon. Ce tournoi se déroule en partenariat avec la ville de Nîmes et les six Centres socio-culturels et sportifs (CSCS) complétés par Valdegour, Mas de Mingue, Route d'Arles, Gambetta et Pissevin. Ce samedi matin, c'était l'heure du grand tournoi avec au total une centaine d'enfants âgés de 8 à 12 ans présents sur la pelouse du stade Kaufmann.

Un moment convivial qui a débuté par la remise des maillots effectuée par le maire de Nîmes Jean-Paul Fournier. "Non jamais, pourtant on m'a toujours dit que j'avais la carrure", a-t-il répondu lorsqu'on lui a demandé s'il avait déjà joué au rugby. C'est ensuite François Courdil, adjoint à la politique de la ville et aux centres sociaux, qui a donné le coup d'envoi fictif après s'être exercé à la passe vissée.

Également annulé en 2019 à cause de la pluie, c'est Valdegour qui restait double vainqueur en titre du tournoi avec les succès de 2017 et 2018. Mais le quartier nord de la ZUP a été détrôné par son voisin Pissevin qui a remporté cette édition 2021. L'occasion certainement de faire naître de nouvelles vocations chez ces jeunes sportifs.

Corentin Corger

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