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NÎMES 6 à 11 ans de prison infligés ce vendredi aux pirates de l’autoroute

Photo d'illustration

Ils étaient en cavale et n'avaient pas hésité, pour se faire de l'argent, à attaquer des touristes étrangers sur l'autoroute A9 pendant l'été 2019. Ils "tamponnaient" les grosses berlines immatriculées à l'étranger et frappaient parfois très violemment à coups de marteau les récalcitrants.

Ce vendredi, le tribunal correctionnel a décidé de condamner trois jeunes hommes, tous issus du quartier du Mas de Mingue, à des peines de 6 à 11 ans de prison.

Les deux qui ont écopé des peines les plus importantes, "ont été touchés par la grâce", comme l'a indiqué un juge lors de l'audience. En effet, les deux hommes qui avaient nié toute participation à ces braquages sur l'autoroute durant la procédure, ont fini par avouer à l'audience.

Boussouak, considéré comme le leader par le procureur adjoint Stanislas Vallat, a même émis des regrets lorsqu'il a été interrogé par le président du tribunal, Brice Barbier, sur les conséquences de tels actes sur les victimes... "Vous vous rendez compte de la violence de ce qui s'est passé. On est sur des bandits de grand chemin qui attaquaient les diligences. Les victimes étaient attaquées au marteau. Une personne a eu l'omoplate fracturée ", insiste le président Barbier.

"Je sais, c'est terrible pour les gens de se retrouver sur la bande d'arrêt d'urgence dans de telles conditions. J'ai la boule au ventre pour eux. Je buvais beaucoup, la cocaïne aussi", répond Boussouak dans le box des prévenus, défendu par maître Merah. Boussouak est empêtré dans une autre procédure criminelle : il avait été libéré par un commando armé à Tarascon en janvier 2019. Alors que les surveillants de prison assuraient son transfert vers le palais de justice de Tarascon des hommes avaient ouvert le feu pour le libérer. C'est après que les pirates de la route, déjà condamnés pour des faits de même nature et sur la même portion d'autoroute en 2017, ont continué leur périple délictuel pour lequel ils se retrouvent aujourd'hui devant la juridiction pénale nîmoise. "Je vous demande dans votre jugement de la mesure", a essayé de convaincre maître Vialette qui défendait l'un des deux principaux prévenus.

"Des agressions sauvages", a estimé de son côté le procureur adjoint Stanislas Vallat.

Les prévenus ont également écopé de peines d'interdiction de séjour pendant 5 ans, dans le Gard, l'Ardèche, et la Drôme. Maître Vialette a obtenu la confusion des peines de son client concernant les deux sanctions infligées pour les faits de 2017 et 1019.

Boris De la Cruz

Journaliste, je suis passionné par les faits divers, la justice et la politique. Je collabore à Objectif Gard et à des médias nationaux.

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