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PONT-SAINT-ESPRIT Beaucoup de monde a tenté sa chance au Jeu des 1 000 €

Plus de 130 personnes se sont rendues à la Scène Chapelle ce mercredi soir pour assister à l'enregistrement du Jeu des 1 000€... ou pour tenter leur chance. Mais les places sont limitées. (Marie Meunier / Objectif Gard)
Première étape pour participer au jeu des 1 000€ : passer les pré-sélections en répondant le plus vite possible aux questions orales. (Marie Meunier / Objectif Gard)

Les bancs de la Scène Chapelle étaient pleins ce mercredi soir. Plus de 130 personnes sont venues assister ou tenter leur chance au fameux Jeu des 1 000 €, diffusé sur France Inter en semaine, à 12h45. Cinq émissions (dont une spéciale jeunes) ont été enregistrées et seront diffusées la semaine du 25 au 29 octobre. Le tout animé par Nicolas Stoufflet, et Yann Pailleret, M. Ding-Ding, qui tape le métallophone avec sa régularité légendaire, ponctuant la réflexion des candidats. Eh oui, ce n'est pas un son informatisé, c'est bien un instrument ! 

Avant de démarrer les sélections, Nicolas Stoufflet en dit plus sur son quotidien depuis maintenant 13 ans. Contrairement à ses confrères animant depuis leur studio d'enregistrement parisien, lui sillonne la France toute l'année. Avec son acolyte Yann Pailleret, et un duo de techniciens, il effectue 80 déplacements par an. Que ce soit dans des grandes villes, mais aussi dans les plus petits villages de moins d'un millier d'âmes.

Quand l'équipe arrive dans une ville, il n'est pas seulement question d'installer le matériel. Il faut aussi s'imprégner du lieu, connaître son histoire. À chaque émission, l'animateur édicte une introduction sur la ville où il a posé ses valises. "Juste avant, nous étions dans le Var. Nous avons fait 2h de route pour venir à Pont-Saint-Esprit. Nous avons déjeuné avec la maire et son équipe, puis fait un tour dans la ville. J'ai eu la chance de monter sur le toit du prieuré Saint-Pierre", retrace Nicolas Stoufflet.

Toutes les questions posées sont envoyées par des auditeurs. Les équipes du Jeu des 1 000 € en reçoivent pas moins de 200 par jour. (Marie Meunier / Objectif Gard)

Chaque fois il doit "se réinitialiser pour se remettre dans l'esprit d'une commune" : "On ne s'ennuie jamais, c'est intense." Il faut savoir que les questions du jeu des 1 000 € sont toutes formulées par des auditeurs qui peuvent les envoyer par mail ou par courrier. Nicolas Stoufflet et Yann Pailleret en reçoivent environ 200 par jour. Ils doivent trier, vérifier et valider chacune.

Une émission existant depuis 1958 sur les ondes

Une belle notoriété acquise depuis 1958, année de lancement de l'émission. Cette longévité est assez inédite sur les ondes. Difficile d'expliquer la recette du succès pour Nicolas Stoufflet : "C'est un jeu itinérant où on va à la rencontre des spectateurs. C'est toujours à la même heure, ce qui fidélise. Les questions sont d'un bon niveau. Le but n'étant pas d'être élitistes mais de passer un bon moment de culture. Si on ne répond pas, c'est pas grave. Ce n'est pas un jeu d'argent au fond, même si ça s'appelle les 1 000 €."

Il est 17h. Les pré-sélections commencent. Ceux qui ont envie de tenter leur chance se lèvent. Sur scène, Nicolas Stoufflet pose les questions. Il faut répondre le plus vite possible. Trois duos finissent par se distinguer. Avant de commencer les enregistrements, le public se rôde : "Chers amis, bonjour". Tout le monde répond "Bonjour !" Tout est prêt.

L'émission diffusée le mercredi 27 octobre sera une spéciale junior. Deux collégiens spiripontains de Notre-Dame et George-Ville ont joué ensemble. (Marie Meunier / Objectif Gard)

Le premier binôme ne parviendra pas à aller jusqu'au Banco. Les deux suivants décrocheront le "Super super super" et repartiront donc avec 1 000€. Parmi eux, Bruno de Roquemaure et Jean-Claude de Nîmes. Sophie, la femme de ce dernier est dans le public. Elle confie sa passion pour le jeu de France Inter : "Il a déjà été sélectionné plusieurs fois mais il a souvent perdu. (...) On suit le jeu, même si c'est dans l'Hérault, on y va quand même, et on l'écoute tout le temps à la radio." Même leur fils, bercé depuis petit par la voix de Nicolas Stoufflet, s'est pris de passion pour l'émission : "Il a gagné deux fois en tant que jeune et une fois en tant qu'adulte."

Claire Lapeyronie, la maire, sélectionnée pour participer au jeu

Pause de deux minutes entre les deux sessions. À la mairie, on se réjouit du monde présent, parfois venu de loin et des départements voisins. Deux journalistes du Parisien magazine ont même fait le déplacement pour un reportage toute la journée. La demande de Pont-Saint-Esprit pour faire venir le jeu des 1 000 € date de 2018. Les enregistrements auraient dû se faire l'année dernière déjà, mais ont été retardés à cause de la crise sanitaire. C'est M. Ibanez, un habitant, qui avait suggéré l'idée à plusieurs reprises. Maintenant, pendant au moins deux ans, l'émission ne se posera plus dans la région. C'est la règle. La dernière fois qu'ils étaient venus dans le Gard, c'était à Aramon en 2016.

Avant de démarrer l'enregistrement, les candidats sélectionnés doivent répondre et parler un peu d'eux pour le lancement de l'émission. (Marie Meunier / Objectif Gard)

Entre temps, les élus spiripontains sont arrivés dans la salle. Après quelques hésitations et poussées par l'équipe, Claire Lapeyronie, la maire, et Christine Clerc, adjointe à la Culture, se lèvent pour participer aux pré-sélections. Même placées un peu au fond, leurs bonnes réponses n'échapperont pas à l'ouïe fine de Nicolas Stoufflet qui les fait monter sur scène.

"Quel est le nom de l'architecte du Mucem ?", interroge-t-il. Deux candidats passent, ça tombe sur Claire Lapeyronie qui répond "Ricciotti". Elle est sélectionnée pour le jeu. "Vous avez du courage, Mme Lapeyronie", s'exclame Nicolas Stoufflet. "C'est surtout du plaisir", répond cette dernière. Il enchaîne : "Si vous gagnez le Banco ou le Super Banco, peut-être allez-vous donner vos gains pour l'escalier Saint-Pierre ?" "C'est une très bonne idée, encore faut-il gagner", rétorque la maire.

La maire, Claire Lapeyronie, a joué en duo avec Vanessa Marmain. Leur passage sera diffusé dans l'émission du vendredi 29 octobre. (Marie Meunier / Objectif Gard)

En binôme avec Vanessa Marmain, artiste-peintre spiripontaine, les questions bleues (faciles) et blanches (moyennes) s'enchaînent bien. Ça se corse quand on leur demande la conjugaison du verbe "faillir" à la première personne du singulier au présent de l'indicatif et le terme qui fait référence au taux de potassium sur une analyse sanguine... Sont-elles arrivées à trouver les bonnes réponses ? On vous laisse le suspense, rendez-vous le vendredi 29 octobre à 12h45 sur France Inter pour le découvrir. Et comme dirait l'animateur "Et à demain, si vous le voulez bien" !

Marie Meunier

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