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ALÈS Après celui des Marseillais, Rayane Saïdi pique le cœur des Alésiens

Rayane Saïdi a investi le n°12 de la rue Saint-Vincent. (Photo Corentin Migoule)

Après l’ouverture de sa boutique sur le Vieux-Port à Marseille en mai dernier, le Grand’Combien, créateur de la marque « Cœur piqué » (lire ici), poursuit son envol et atterrit à Alès, où ses locaux flambants neufs viennent d’être inaugurés en plein cœur de ville. 

Mais où va-t-il s’arrêter ? Sébastien Migliore, adjoint à la mairie de La Grand-Combe, disait de lui qu’il n’a « pas de limites ». À 21 ans, Rayane Saïdi lui donne raison. Moins de six mois après l’ouverture d’une première boutique à Marseille, le Grand’Combien, créateur à l’été 2019 de la marque « Cœur piqué », vient d’investir l’une des rues les plus passantes d’Alès, sa ville de cœur.

« Il y a plusieurs raisons à cela. D’abord la volonté de me rapprocher de mes proches. Mais aussi de réduire le nombre d’allers-retours sur Marseille, et d’avoir des vrais bureaux pour être plus à l’aise pour créer », justifie celui qui a choisi le n°12 de la rue Saint-Vincent, « la meilleure » à ses yeux pour développer une activité commerciale amorcée sur les réseaux sociaux.

160 m² et quatre espaces

Inaugurée il y a quelques jours, sa boutique flambant neuve qui vient remplacer « Z », un magasin de vêtements pour enfants, se décompose en quatre espaces distincts : l’entrée principale dédiée à la vente, la partie bureaux, un « entrepôt » pour le stock, et même un studio photo dans l’arrière boutique pour « mettre en valeur les produits » en alimentant les réseaux sociaux.

Il faut dire qu’il y a de la place (160 m²) et que le jeune entrepreneur aurait tort de s’en priver. Une expansion qu’il doit à des ventes qui se maintiennent sur le net, et qui cartonnent dans la cité phocéenne, au point qu’une phase de recrutement était devenue inévitable. « La dernière fois que nous nous sommes vus, j’étais tout seul. Aujourd’hui j’ai quatre salariés », indique Rayane Saïdi, qui emploie deux vendeuses à mi-temps dans sa boutique alésienne.

Enfin bien installé, Rayane Saïdi peut laisser libre cours à son expression créative. (Photo Corentin Migoule)

Si la gestion logistique lui prend « beaucoup de temps », le Grand-Combien s’adonne aussi à de la vente « en gros » dans plusieurs boutiques du sud de la France. « Je suis très sélectif car on ne sait jamais, si le revendeur en question n’est pas sérieux, il peut détériorer l’image de ma marque. C’est comme quand on ouvre une franchise, le gérant ne s’occupera jamais aussi bien de ton affaire que toi-même », raisonne avec maturité le jeune cévenol.

Et ce dernier d’enfoncer : « Dès que tout sera en place, j’irai démarcher plusieurs boutiques partout en France et dans le monde entier. » Présents en abondance et dans plusieurs coloris en magasin, casquettes et tee-shirts seront bientôt rejoints par une collection hivernale de hoodies et de jeans, en cours de finalisation. « Pour les parfums le processus est beaucoup plus long. Mais il y a eu plusieurs essais et certains sont concluants », annonce Rayane Saïdi.

Autant de produits frappés du cœur piqué, au goût de celui qui se dit « très ouvert en matière de mode », aussi à l’aise dans un costume trois pièces que dans un ensemble de survêtement. « Tout ce que je crée, ce sont des vêtements que je pourrais porter moi-même », jure l’entrepreneur. Espérons que les Alésiens aient envie d’en faire de même.

Corentin Migoule

 

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