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ÇA RESTE ENTRE NOUS Les indiscrétions de la semaine

C'est dimanche. Il est 12 heures. Place à la coulisse politique gardoise !

Donneurs de leçons, mais pas d'argent ! Les amateurs sont de retour et on n'aurait pas forcément soupçonné qu'il s'agirait de ceux qui passent leurs journées à donner des leçons aux autres. Les "y'a qu'à" et "faut qu'on" n'ont rien trouvé de mieux, selon nos informations, que de jouer la montre pour payer l'hôtel nîmois qui a accueilli le meeting du désormais candidat à la présidentielle. Vous l'avez reconnu, on parle bien sûr d'Éric Zemmour. Lors de sa venue le 15 octobre, plus de 1 000 personnes se sont pressées dans la salle pour écouter l'ex-polémiste d'extrême-Droite déverser sa haine contre tout le monde, et en particulier contre les immigrés et les musulmans. À la sortie, certainement en retard pour rejoindre son "ami" Robert Ménard à Béziers, il a oublié de passer à la caisse pour payer la réservation de la salle. Il a fallu plusieurs relances de l'équipe commerciale de l'hôtel gardois pour convaincre la génération Z de mettre enfin la main à la poche. Désormais, selon nos informations, si le fan de Pétain veut monter à nouveau sur une estrade nîmoise, il lui faudra payer d'avance. Et oui, ça va leur faire drôle, mais Éric Zemmour et sa clique seront soumis aux mêmes règles que n'importe quel autre client... L'égalité de traitement ! Ce nouvel épisode illustre l'impréparation, si ce n'est l'amateurisme de l'entourage du maître à penser de la Droite dure. Comme cette semaine quand nous avons tous été interpellés par cette vidéo propagande servant à officialiser la candidature de l'ex-journaliste du Figaro, utilisant sans aucune autorisation des images de télévision, de cinéma, pour faire sa propre promotion, en s'affranchissant de toutes les règles du copyright. M'en fous, je suis Zemmour ! Et que dire de son premier meeting ce dimanche à Villepinte, en Seine-Saint-Denis, où le pass sanitaire ne sera pas exigé en pleine 5e vague et alors que plusieurs milliers de supporters vont se coller les uns aux autres ? Les règles, c'est bien connu, c'est surtout pour les autres. En réalité, derrière l'envie séduisante pour certains d'envoyer à l'Élysée le seul qui se prétend capable de renverser la table, on parie que ces mêmes déchanteront rapidement. L'irresponsabilité pourrait prendre le pas sur l'audace. D'ailleurs, n'est-ce pas déjà le cas ?

Corinne Ponce Casanova sur la 1ère ? C'est un joli combat de femmes qui s'annonce sur la 1ère circonscription en juin prochain. Selon nos informations, la centriste, proche d'Yvan Lachaud, l'ex-président de Nîmes métropole, pourrait se présenter aux législatives. Elle affronterait la candidate Les Républicains, Véronique Gardeur-Bancel, et probablement, Françoise Dumas, la députée sortante. La chef d'entreprise Corinne Ponce Casanova a bien l'intention de jouer le coup à fond. Deux ans après la déconvenue de son ami aux Municipales, voici une nouvelle illustration de l'empreinte d'Yvan Lachaud qui n'a pas du tout renoncé à la politique locale. Cette séquence lui permettra même de mesurer sa capacité de rassemblement ou son pouvoir de nuisance... À titre plus personnel, il n'a pas encore décidé de sa participation ou non aux prochaines échéances. Une chose est sûre, il jouera de tout son poids pour aider Philippe Berta à sa réélection sur la 6e circonscription.

Pascal Plancque sur la sellette ? Selon nos informations, la direction du Nîmes Olympique n’est pas du tout satisfaite des résultats sportifs du club. Rani Assaf chercherait même déjà un remplaçant à l’entraîneur, Pascal Plancque. Le président croco est à la recherche d’un technicien expérimenté avec de sérieuses références. Il aurait déjà échangé avec l’ancien rémois, David Guion, qui privilégie un avenir dans l’élite, et Pascal Dupraz, passé par Evian, Toulouse et Caen, qui ne devrait pas non plus rejoindre le N.O. Toujours est-il que les prestations actuelles des Nîmois pourraient conduire Rani Assaf à effectuer des changement rapides à la tête de l’équipe. Quand il y a de l'électricité dans l'air, c'est bien connu, on fait toujours sauter son fusible.

Gas, le conseiller com' de Rani. Il n'est pas encore inscrit sur l'organigramme mais c'est comme si. Philippe Gas, le patron de l'agence de communication MGT Quidam, est devenu le nouveau conseiller en communication de Rani Assaf. Une mission ô combien difficile, surtout en ce moment, où l'on constate une vraie défiance des supporters ainsi que d'une bonne partie de la ville de Nîmes, mairie comprise, envers le discret patron du NO. Mais Philippe Gas, qui connaît bien le personnel politique nîmois, devrait jouer de son entregent pour infléchir cette tendance. Il a déjà commencé cette semaine lors des deux réunions avec les supporters qui, pour l'instant, se sont soldées par un échec. Mais le dialogue est renoué : la première mission de Gas est donc réussie !

Tout le monde dit I love you Valérie ! "Valoche" a remporté la primaire interne des Républicains ce samedi et représentera donc la Droite et potentiellement le Centre lors de la présidentielle 2022 face au président sortant. Alors que les soutiens locaux n'étaient pas si nombreux que cela - à l'exception de Julien Plantier, le premier adjoint au maire de Nîmes qui avait bien senti le coup - tous les acteurs du territoire font désormais savoir partout qu'ils ont eux aussi une nouvelle amie ! En quelques heures à peine, ils ont tous déclaré leur soudain amour à "Valérie ex-traîtresse" ayant désormais retrouvé son vrai patronyme. Les déclarations d'amour sur les réseaux affluent, oubliant que les traces des anciens posts restent toujours actifs et visibles. Des messages qui retrouveront peut-être du sens en mai prochain si Emmanuel Macron l'emporte à nouveau. Il sera alors temps de faire à nouveau des reproches à "Valoche"...

Tiens revoilà Bernard Sérafino. L'ancien directeur de la Sécurité de Jean-Paul Fournier et ancien bras droit de Richard Tibérino pourrait jouer un rôle dans la campagne de François Courdil à l'occasion des législatives l'an prochain. Une nouvelle qui ne plaît pas du tout au sein du cabinet de Jean-Paul Fournier. Le "traître", comme on le surnomme dans les couloirs de la mairie, après avoir un temps imaginé partir avec Yvan Lachaud en 2020, a proposé son aide à la jeune pousse de Nîmes qui l'a acceptée. "Une erreur de jeunesse, une de plus de Courdil c'est dommage", glisse une source proche du maire. Ce qui fait grincer des dents au sein de la Ville, c'est peut-être le nombre de gens prêts à aider le fils Courdil.

Le père Noël Castex ! Déçu de n’avoir pas trouvé d’accord sur le Contrat global de sécurité intégré avec le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, le maire de Nîmes Jean-Paul Fournier s’est tourné vers le Premier ministre, Jean Castex. Un ex-élu Les Républicains originaire d’Occitanie dont il espère de la générosité pour attribuer des policiers supplémentaires à Nîmes. D'autant que l'édile nîmois a revu ses ambitions à la baisse, ne demandant plus qu'une vingtaine de policiers supplémentaires. Une stratégie similaire à celle de son ami Franck Proust qui a déclaré publiquement à l'Agglo que si les projets routiers nîmois pouvaient avancer, ce le serait sous l’ère Castex. Attention, l’heure tourne, il ne reste officiellement que cinq petits mois au Gouvernement.

Troisième voie : Franck Proust ne lâche rien. Ce lundi à 14h30, la préfecture organise un comité de pilotage pour faire les comptes après la création du contournement ferroviaire Nîmes-Montpellier ainsi que sur la gare LGV Nîmes-Pont du Gard. À l’Agglo, certains espèrent surtout que ce sera le « copil de la troisième voie ». D’ailleurs, le président de Nîmes métropole entend bien vérifier qu’il reste un crédit de 13 M€ non consommés pour les travaux. Outre l’État, la SNCF et l’Agglo, le Conseil régional chargé des transports ferroviaires sera de la partie avec le vice-président Jean-Luc Gibelin. Un élu beaucoup moins enthousiaste que Franck Proust concernant cette fameuse troisième voie.

Le maire de Saint-Gilles en grand forme. Nouveau vice-président chargé des financements, Eddy Valadier est revenu dans les petits papiers de Franck Proust à qu’il avait tenté de prendre la présidence. Le maire saint-gillois, réélu au conseil départemental, est en pleine forme politique. Il vient même de décliner une investiture aux législatives que lui proposait avec insistance son parti Les Républicains. L’édile n’aura pas le temps de s’ennuyer : il vient de reprendre la présidence du parti "Ensemble pour Nîmes métropole", anciennement présidé par son homologue de Redessan. Rendez-vous donc le 13 décembre pour le vote du budget !

L’organisation des Amis de Zemmour. Maintenant que le polémiste s’est enfin déclaré candidat, ses soutiens sur les territoires ont prévu de tenir des conférences de presse pour présenter l’équipe. Dans le Gard, Marc Taulelle a essayé tant bien que mal de trouver des responsables de secteurs. La présentation est prévue le 11 décembre avec, comme invité surprise, le Nîmois Samuel Lafont, connu en 2013 pour avoir manifesté contre le mariage pour tous et avoir des positions radicales sur l'immigration.

Députée cherche suppléant. Élue depuis seulement cinq mois en remplacement d’Olivier Gaillard, la députée Catherine Daufès-Roux se cherche un suppléant dans le sud de la circonscription. D’après l’une de nos sources, elle aurait des vues sur le président de la communauté de communes du Piémont cévenol et ex-candidat aux élections régionales, Fabien Cruveiller. Avec tous les déboires dans sa collectivité, pas sûr que ce soit le meilleur choix.

Zéro pointé pour le transport scolaire. Arrêts de bus ratés, emplacements pas respectés, taille de bus pas adaptée… Le président de l’Agglomération du Gard rhodanien, Jean-Christian Rey, est en colère contre le délégataire « Transdev Gard rhodanien », chargé du transport scolaire. « Il y a des choses qui ne sont pas acceptables », lâche-t-il. À la rentrée, il est normal d’avoir une période de « calage » mais après les vacances de Toussaint, les dysfonctionnements persistent sur les lignes du Gard rhodanien. « Ce n’est pas possible que le service ne soit pas rendu correctement. On est très vigilants sur le sujet car ce sont des enfants que l’on transporte. Le droit à l’erreur est très limité », insiste le président, qui précise que Transdev connaîtrait des problématiques importantes de ressources humaines en ce moment. Qu’importe, il tient à ce que les 3 600 scolaires transportés chaque jour sur 65 lignes le soient dans des conditions optimales.

Meilleurs vœux. La décision est prise. Le président de l’Agglo du Gard rhodanien, Jean-Christian Rey, et le maire de Bagnols-sur-Cèze, Jean-Yves Chapelet, ne tiendront pas leur cérémonie des vœux pour l’année 2022. La faute au contexte sanitaire de plus en plus incertain… Déjà en 2021, les deux élus avaient dû se tourner vers le format vidéo. Loin de se contenter seulement d’un discours conventionnel, le duo politique s’est transformé en duo musical. Et a interprété une chanson en anglais avec un titre tellement 2021 "Que sera, sera" ("Ce qui doit arriver, arrivera"). Si les deux élus avaient bon espoir que ce titre un poil fataliste signe la fin de la pandémie, c’est loupé. Peut-être choisiront-ils le répertoire de la chanson française cette année avec "Encore et encore" de Francis Cabrel. On a hâte… En attendant, on vous rafraîchit la mémoire.

La rédaction

Abdel Samari

Créateur d'ObjectifGard, je suis avant tout passionné par les médias et mon département. Ce qui me motive chaque jour : informer le plus grand nombre sur l'actualité du Gard ! Pari tenu ?

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