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FOOTBALL L’Olympique de Tamaris projette de s’entraîner sur le parvis de l’hôtel de ville

Les dirigeants de l'Olympique de Tamaris réclamaient des tables et des chaises pour l'organisation du Trophée des Champions. (Photo Corentin Migoule)
Les dirigeants de l’Olympique de Tamaris réclament des tables et des chaises pour l’organisation du Trophée des Champions. (Photo Corentin Migoule)

Ce mercredi 23 mars, les petits footballeurs de l’Olympique de Tamaris fouleront peut-être le parvis de l’hôtel de ville d’Alès. Les dirigeants du club recréé en 2021 ont programmé cet entraînement délocalisé pour réclamer « de l’eau chaude et de l’électricité » dans les vestiaires du stade Louis-Raffin, entre autres.

Recréé durant l’été 2021 par Sabri Belhabib après 14 ans de mise en sommeil, l’Olympique de Tamaris vit une belle saison sportive avec déjà plus de 65 licenciés, des catégories U6 à U11. Le 2 avril prochain et par l’intermédiaire de son directeur sportif Krimo Korrich, le club sera aux manettes de l’organisation du « Trophée des Champions U8 » qui réunira 96 équipes venues de toute la France.

À l’occasion de cet événement, le dernier nommé a adressé une demande de livraison de matériel (tables et chaises notamment) au service des sports de la ville qui aurait refusé « sans justification » (*). « J’en ai marre de toujours embêter Christophe Rivenq (premier adjoint de la ville d’Alès, Ndlr) pour des chaises ou des tables. Il a toujours débloqué les situations, mais là j’estime que ce n’est plus à lui de le faire », indique le président du club alésien. Et d’ajouter : « Peut-être que le club dérange… Mais en tout cas il durera, c’est mon combat. »

« On demande juste le strict minimum »

Ce différend relatif à un prêt de matériel n’est pas l’unique doléance des dirigeants de l’Olympique de Tamaris qui réclament aussi de meilleures conditions de pratique pour leurs licenciés. « On arrive à la fin de la saison et il n’y a toujours pas d’électricité ni d’eau chaude dans les vestiaires. Les toilettes ne sont jamais nettoyées ! Ce sont des petits qui ont entre 5 et 10 ans. Ils doivent se changer dehors. Pendant les entraînements, ils se jettent et taclent. Après ils rentrent dans la voiture de leurs parents plein de terre. C’est très désagréable. On demande juste le strict minimum« , se désole Sabri Belhabib.

Pour donner plus d’écho à leurs revendications, les dirigeants du club alésien prévoient d’investir le parvis de l’hôtel de ville le mercredi 23 mars à l’occasion d’un entraînement délocalisé. « Les parents ont été mis au courant, ils sont favorables à cette action », prévient Sabri Belhabib. Ce dernier souligne par ailleurs « le gros travail » réalisé par les éducateurs afin de « réduire la délinquance à Tamaris », en s’associant par exemple avec l’école Saint-Éloi dans le cadre d’un suivi éducatif des petits footballeurs.

Corentin Migoule

Les dirigeants du club de Tamaris dénoncent aussi la vétusté des vestiaires. (Photo Corentin Migoule)

∗ Contactée, la Ville indique qu' »il y a des règles à respecter et que ça n’a pas toujours été le cas du club concerné lors des prêts de matériel précédents ».

 

 

 

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