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SAINT-JEAN-DU-GARD La Confédération dénonce « les mensonges » de la légion et dit « non à la militarisation »

La Confédération paysanne du Gard entend lutter contre la militarisation des Cévennes. (Photo Corentin Migoule)
La Confédération paysanne du Gard entend lutter contre la militarisation des Cévennes. (Photo Corentin Migoule)

Ce dimanche 8 mai en matinée, les opposants au rachat d’une ferme de Bannières par la légion étrangère effectueront une marche de protestation au départ du village, en direction du col Saint-Pierre. La Confédération paysanne du Gard, « flouée », sera de la partie.

Le projet de rachat par le 2e Régiment étranger d’infanterie de Nîmes d’une ferme dans le hameau de Banières bas, au pied du col Saint-Pierre, révélé par Objectif Gard en mars dernier (relire ici), a fait couler beaucoup d’encre. Et si le colonel Geoffroy Desgrées du Loû avait exposé ce qui motive le ministère des Armées à doter la Légion d’une ferme et de ses neuf hectares de terrain à l’occasion d’une interview (relire ici), en se montrant notamment transparent en ce qui à trait aux tirs par armes à feu, concédant que « oui, il y en aura forcément dans la propriété, mais ce seront des tirs à blanc », ses explications n’ont pas suffi à convaincre les opposants au projet.

Les plus féroces d’entre eux, en plus d’une pétition mise en ligne le 12 avril dernier sur le site cyberacteurs.org portant la mention « Non à la militarisation des vallées cévenoles », organisent ce dimanche 8 mai en matinée (dès 9h30) une manifestation au départ du centre-bourg de Saint-Jean-du-Gard. Par la voix de son porte-parole Paul Ferté, la Confédération paysanne du Gard a fait savoir qu’elle en serait.

La Conf’ redoute l’impact sur le tourisme

« Nous tenons particulièrement à dénoncer les mensonges de la légion dans cette affaire. Le projet d’achat qui a été présenté en commission SAFER (Sociétés d’aménagement foncier et d’établissement rural, Ndlr) était celui d’un centre de repos pour les légionnaires. Il n’a en aucun cas été mentionné la possibilité d’exercice militaire avec armes à feu et tirs sur cette ferme et les alentours », s’indigne le syndicat agricole.

Et ce dernier de poursuivre : « Nous demandons à ce que la légion renonce à ces pratiques qui troubleraient la quiétude et l’activité économique de ce territoire : les Cévennes ne sont pas un camp militaire ! À lui seul, le sentier de Stevenson attire 18 000 marcheurs et rapporte 8 millions d’euros par an. Sans compter les campings, les gîtes, les hôtels, etc. C’est toute cette économie, dont une partie conforte des paysans en pluriactivité, qui est mise en danger. »

Ainsi, dans l’attente d’une clarification de la légion étrangère dont elle espère la présence à l’occasion de cette mobilisation, la Confédération paysanne du Gard « s’oppose en l’état actuel à cette vente et à l’implantation de l’armée en Cévennes ».

 

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