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FAIT DU SOIR L’Agglo d’Alès a tout d’une capitale française de la culture

(Photo François Desmeures / Objectif Gard)
De la médiathèque, Christophe Rivenq a fait parvenir le dossier au jury en fin de conférence de presse (photo François Desmeures / Objectif Gard)

Le président d’Alès agglomération, Christophe Rivenq, a envoyé devant témoins – élus, acteurs du monde de la culture et presse – le dossier de candidature au label « Capitale française de la culture » pour l’année 2024. À ce jour, seule Villeurbanne l’a été, en cette année 2022. Et, aux dires des politiques, les raisons d’espérer sont légion. 

Réservé aux communes et groupements de communes compris entre 20 000 et 200 000 habitants, le label « Capitale française de la culture » pourrait bien tomber dans l’escarcelle cévenole en décembre prochain. Mais avant cette « finale », il fallait déjà remplir une première étape : faire parvenir un dossier sérieux de 20 pages au jury, avant ce samedi 14 mai. Un point d’orgue de communication, aux yeux de l’exécutif communautaire, qui avait fait venir élus et acteurs du monde culturel, représentants du Cratère, d’Itinérances ou du Pôle national des arts du cirque, « avec l’ambition forte de gagner », a précisé le président d’Alès Agglo, Christophe Rivenq.

Impossible pour l’instant de connaître la teneur des propositions parvenues aux sept membres du jury placés sous l’autorité du ministère de la Culture. Ils s’offusqueraient, paraît-il, de retrouver les propositions publiques avant d’avoir eu le dossier en main. Mais Christophe Rivenq prévient : cette ambition, qui a donné lieu à tant de réunions depuis l’automne, offre des « idées nombreuses, foisonnantes, parfois même onéreuses », souligne Christophe Rivenq, après avoir souligné la structuration inédite de la culture sur le territoire.

« Le territoire d’Occitanie dans lequel il y a le plus d’emplois liés à la culture »

« Au fur et à mesure des réunions, la candidature nous est apparue de plus en plus naturelle et de plus en plus pour gagner », s’enthousiasme le président d’un territoire « ingénieux et inventif », reprenant ainsi le qualificatif de la marque territoriale récemment présentée. Citant les forces vives de la culture – scène nationale de théâtre, festival de cinéma, Cratères Surfaces et le pôle national des arts du cirque, nouveaux festivals à Anduze ou encore les Fous chantants, 52 lieux de lecture sur le territoire ainsi que 16 musées, et les quelques stars originaires ou résidentes -, Christophe Rivenq a insisté sur un point structurant du territoire : « Alès Agglo est le territoire d’Occitanie dans lequel il y a le plus d’emplois liés à la culture en proportion de la population. » Soit 1 600 emplois, qu’ils soient publics ou privés, et 1 200 établissements. 43% de l’emploi salarié du domaine provient du spectacle vivant et 400 intermittents du spectacle en vivent.

« Aujourd’hui, investir dans la culture, c’est investir dans la rencontre, dans le dépassement de soi,  a insisté Christophe Rivenq. Ça ne rapporte pas d’argent mais du bien-être, de la qualité de vie. » En revanche, et les villes l’ont bien compris, la notoriété que la culture diffuse se mesure à long terme, « c’est aussi bénéficier de retombées », a convenu le président d’Alès Agglo. En 2021, 29 communes avaient candidaté pour la première édition 2022 et neuf s’étaient retrouvées en finale, dont Sète (qui part cette fois-ci, avec Montpellier, sur la candidature à capitale européenne de la culture pour 2028).

Villeurbanne, et ses 700 événements promis, avait emporté le coche. Cette fois, si tous les concurrents de la candidature cévenole ne sont pas officiellement connus, aucun ne proviendra d’Occitanie. Des territoires comme Beauvais, Lens, Montbéliard ou Bourg-en-Bresse ont annoncé leur intention de se présenter. Alès aura donc fort à faire et les soutiens du Département et de la Région ne seront pas de trop.

« Nous sommes en capacité de l’emporter »

« Nous sommes en capacité de l’emporter », a insisté à son tour le vice-président d’Alès Agglo en charge de la culture et maire de La Grand’Combe, Patrick Malavieille. Fin juin, le jury indiquera si Alès fait déjà partie de la dizaine de présélectionnés. Au second semestre, « il faudra aller plus loin pour nous mobiliser et gagner ce concours », prépare Christophe Rivenq. Avant une audition des candidats fin novembre et l’annonce du lauréat début décembre. Si l’Agglo l’emporte, elle aura donc tout le temps de gonfler son budget pour 2024 en recevant, au passage, un million d’euros garanti de la part du ministère de la Culture et de la Caisse des dépôts.

François Desmeures

francois.desmeures@objectifgard.com

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