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Publié il y a 3 ans - Mise à jour le 11.03.2019 - elodie-boschet - 2 min  - vu 482 fois

DIMANCHE VILLAGES Lucie Aubrac, immortelle à La Grand’Combe

La plaque a été dévoilée par Renaud Helfer-Aubrac et Patrick Malavieille. Photo Élodie Boschet/Objectif Gard

Construit en 1966, le pont dit « des Pelouses », qui dessert le quartier du même nom, n’avait jamais été baptisé. C’est désormais chose faite depuis ce vendredi 8 mars avec le nom de la résistante française Lucie Aubrac.

Les générations passent, mais le souvenir reste. Ce vendredi matin, sur le pont des Pelouses, la plaque a été dévoilée par le petit-fils de Lucie Aubrac, Renaud Helfer-Aubrac, qui tenait son propre fils dans ses bras. Le nom de cette grande dame, choisi lors de la consultation citoyenne lancée l’année dernière par la municipalité pour baptiser un espace public de la ville, trône désormais au-dessus du Gardon.

Derrière ses quelques lettres, on se remémore le parcours de cette femme - née en 1912 et décédée en 2007 - figure de la Résistance pendant la Seconde Guerre mondiale, engagée aux côtés de son mari Raymond. « Elle a voué sa vie à la défense de la liberté, de l’égalité et de la fraternité. […] C’était aussi une fervente militante contre le fascisme », rappelle le maire, Patrick Malavieille. Pour Renaud Helfer-Aubrac, donner le nom de sa grand-mère à ce pont était une évidence : « J’ai dit oui, spontanément. Cela tombait sous le sens pour moi. » D’autant que, pour l’anecdote, son grand-père Raymond était ingénieur des ponts !

Lucie Aubrac, ce nom prend tout son sens dans une ville comme La Grand’Combe, profondément marquée par la Résistance. « Pendant la guerre, les Grand’Combiennes de tous les âges se mobilisaient devant la mairie pour obtenir des tickets de rationnement, raconte l’édile. La première manifestation de femmes dans le département, c’était ici. Sans elles, la Résistance n’aurait pas été possible. » Enfin, Patrick Malavieille a remis la médaille de la ville à Renaud Helfer-Aubrac, sous les yeux écarquillés de son petit garçon, qui comprendra plus tard l’héroïsme de ses aïeux.

Élodie Boschet

Elodie Boschet

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