Le jeudi, ce sont les manadiers et leurs gardians qui sont traditionnellement mis à l’honneur lors de la Feria d’Alès, et cette année encore plus avec le concours d’abrivado, la course des gardians et la Gaze, remise au goût du jour en cette fin d’après-midi.
Mais d’abord, ce sont sept manades venues de tout le département et au-delà qui se sont retrouvées au bord de l’avenue Carnot, avant de se succéder jusqu’à la place Gabriel-Péri pour tenter de remporter le trophée de cette 33e édition du concours d’abrivado. Tirées au sort la veille, les sept manades se sont enchaînées dès 11h30, avec des jurys positionnés tout le long du parcours. Ils contrôlaient en amont l’âge des taureaux, qui ne devaient pas dépasser 8 ans, l’habillement des cavaliers, l’harnachement des chevaux. Puis, il fallait, pour les gardians, bien respecter le sens du passage, adopter une allure ni trop rapide ni trop lente, et veiller à ce que les abrivados soient bien fermées à l’arrière.
Peu de taureaux échappés mais un score parfait
Si les manades Aubanel Baroncelli et de La Lauze ont assuré le spectacle en voyant chacune un taureau s’échapper, elles ne seront cependant pas là l’an prochain, ayant terminé parmi les deux dernières. Elles ne pourront ainsi pas se représenter avant 2028. Malgré leur bonne volonté, cette année, aucun attrapaïre n’a réussi à arrêter et attraper un taureau, une déception pour le public qui attendait cela.
À l’inverse, les manades de Leron Julien et Arlatenco ont brillé, terminant respectivement 3e et 2e avec 2 470 points et 2 475 points. Mais c’est bien la très expérimentée manade Devaux, fondée en 1981, qui a remporté cette édition 2026 avec un score parfait de 2 500 points.
« Ça fait très plaisir, c’est notre quatrième victoire déjà. On a eu un score parfait car on a mis toutes nos chances de notre côté avec les présentations et la préparation de nos taureaux et chevaux. C’est un parcours assez compliqué ici : à chaque changement de direction et d’allure, c’est là que les taureaux peuvent s’échapper, et le parcours est très technique à Alès », raconte Loïc Devaux, le gardian en chef, après la victoire de sa manade.
Le retour en images