L’association a été fondée par une quinzaine d’entités en mars 2022 dans le but de mettre en avant l’égalité des droits sociaux et de lui donner de la visibilité grâce à la Marche. Un gros mois d’événements va précéder la Marche. C'est un nouvel élan !
« Nous avons un très bon retour des commerces qui jouent le jeu ! Nous avons un gros nouveau défi pour nos quatre ans, mais aussi pour notre cinquième Marche et nous avons des idées pour la suite », note Arnaud, vice-président de L’Arène des Fiertés.
Dès ce week-end, L-Party, pour les filles qui aiment les filles à l’Instant T de 18h à 23h avec le jeu du facteur ! En juin, deuxième L-Party au Dancing le 20 avec drag show spécial. Le 23 juin, un film, Pride, ouvrira le festival mis en place avant la Marche.
« Puis, viendra la Marche ! On va avoir quelques nouveautés, l'arrivée se fera sur le parvis des arènes. Un nouveau parcours est prévu, celui des premières années. Enfin, un « after marche » sera également organisé », ajoute Arnaud.
Le Village associatif sera accessible dès 10h avec une dizaine de partenaires, des lectures de textes, de poèmes, des hommages… Arnaud précise : « La marche démarrera à 14h après le discours depuis le boulevard de la Libération. On remonte le boulevard Amiral Courbet pour prendre l’avenue Général Perrier afin d’être plus visible ! Il fera chaud mais couvrez-vous ! On enchaînera avec « l’after marche » sur le Parvis où une animation est prévue de 17h à 19h, une minute de silence puis une animation musicale par DJ Kennet et Miss Victoire. On terminera la fête avec un joli décor ! »
Camille a, quant à lui, rejoint le conseil d’administration de l’association de l’Arènes des Fiertés cette année et s’occupe du Dancing : « Nous organisons la Marche, mais nous organisons plusieurs événements tout au long de l’année comme le partenariat que nous avons avec le cinéma Le Sémaphore. Chaque mois, il y aura un film qui sera dans la thématique et suivi d’un débat avec des intervenants. Le cinéma est un moyen puissant pour faire passer les idées, les débats seront passionnants. Le premier film sera projeté dimanche. »
Marianne Bernède, adjointe au maire chargée de l’Égalité et de la lutte contre les discriminations, ajoute : « J’étais adhérente de l'association ! Ces questions étaient centrales lors de notre campagne, elles le sont toujours pour nous, et nous montrons que la ville de Nîmes se positionne en soutien inconditionnel de la communauté. Je suis atterrée par les commentaires que je vois sur les réseaux sociaux mais nous allons continuer ! On a de grandes ambitions mais on va faire les choses petit à petit et pour les propositions, ma porte est ouverte ! »
C’est une fierté mais aussi un appel aux bénévoles ! « On a toujours besoin de bénévoles, il y a beaucoup de travail pour quelques heures, pas forcément pour le 27 juin. Que les intéressés se rapprochent de nous car nous avons aussi des comités de travail », affirment les membres de l’association.
À partir du 17 mai
Avant cela et à l’occasion du 17 mai, Journée internationale de lutte contre l’homophobie, la transphobie et la biphobie, la Ville de Nîmes accompagne pour la première fois un week-end de sensibilisation et de visibilité en soutien aux personnes LGBTQIA+.
Dans un contexte international marqué par une recrudescence des discriminations, des violences et des remises en cause des droits fondamentaux des personnes LGBTQIA+, à l’image des mesures récemment prises dans plusieurs pays, la ville de Nîmes affirme son engagement pour une société inclusive et respectueuse de toutes et tous.
La municipalité souhaite ainsi rappeler que les droits humains ne se négocient pas et que chaque citoyenne et chaque citoyen doit pouvoir vivre librement, sans peur des discriminations liées à son orientation sexuelle ou à son identité de genre.
« À travers cette première mobilisation pour le 17 mai, la Ville de Nîmes affirme clairement que la lutte contre toutes les formes de haine et de discrimination fait partie de ses valeurs fondamentales. Dans une période où les discours de rejet se banalisent dans le monde et en France, alors que plusieurs agressions envers des personnes LGBT ont eu lieu à Nîmes ces dernières années, nous avons le devoir collectif de défendre l’égalité des droits et la liberté d’être soi-même. Nîmes est et restera une ville ouverte, inclusive et attentive à chacune et chacun », poursuit Marianne Bernède.
Afin de marquer cette première édition, plusieurs actions fortes seront organisées plusieurs événements. Déjà, le drapeau arc-en-ciel sera hissé sur l’Hôtel de Ville du vendredi soir au lundi matin.
La Maison carrée sera éclairée aux couleurs de l’arc-en-ciel samedi et dimanche soir. Une prise de parole aura lieu samedi 16 mai, avant l’illumination, à 21h30, en présence des élus et des associations. Dimanche 17 mai de 14h à 17h, des stands tenus par les associations L’Arène des Fiertés, SOS Homophobie et Transat (mais aussi Le Refuge) seront installés aux Jardins de la Fontaine (coté bosquet) afin d’informer et sensibiliser le public sur les discriminations vécues par les personnes LGBTQIA+.
Dimanche à 18h au Cinéma Le Sémaphore, dans le cadre de l’Arène des Films, le documentaire « Hélène trésore transnationale » permettra de découvrir le parcours d’Hélène Hazera, militante transgenre historique et ancienne journaliste à Libération. La projection sera suivie d’une rencontre avec Agathe Bouron, présidente de l’Arène des fiertés et Laurent Gaissad, anthropologue social, ethnographe et militant.