Un homme, âgé de 21 ans, a demandé ce mercredi 13 mai à la cour d'appel de Nîmes sa remise en liberté dans le cadre d'un dossier de "vol en bande organisée". Une affaire qui a fait beaucoup de bruit fin avril au moment des arrestations de plusieurs protagonistes.
Il y a deux semaines, les gendarmes du groupement de l'Ardèche ont fait une descente et ont interpellé plusieurs personnes. Les militaires enquêtaient sur une série de vols de marchandises dans les trains de nuit qui s'arrêtaient en Ardèche. Au total, quatre hommes ont été mis en examen dans ce département et écroués pour "vol en bande organisée". Une femme est mise en examen pour recel de vol et placée sous contrôle judiciaire.
Ce mercredi matin donc, un jeune père de famille, marié avec deux enfants, qui est mis en examen et en détention provisoire dans ce dossier délictuel a demandé un placement sous contrôle judiciaire. L'avocat général, Dominique Sié, s'oppose à cette remise en liberté éventuelle pour plusieurs raisons, mais notamment à cause d'une autre condamnation du mis en cause pour vol en réunion, une peine pénale qui date de 2024. De plus, la demande de remise en liberté effectuée par le vingtenaire serait irrégulière dans la forme.
Concernant les faits, le père de famille est impliqué avec trois autres hommes dans un réseau structuré de pillages de trains de marchandises. En 16 mois de 2025 à 2026, 31 faits similaires ont été enregistrés dans les gendarmeries selon un système très bien rodé… En effet, des voleurs ardéchois profitaient d'une halte des trains de marchandises à La Voulte-sur-Rhône pour fracturer et pénétrer à l'intérieur des wagons. Ces trains, souvent surnommés les wagons "Amazon", étaient ensuite fouillés le temps du trajet vers Dijon, soit 300 kilomètres. Lorsque le train arrivait à Dijon pour une nouvelle halte, les voleurs, qui étaient attendus par des complices, descendaient avec le matériel informatique, électronique, Hi-Fi, qui avait été trié le temps du trajet entre l'Ardèche et la Côte d'Or. 31 faits identiques ont été comptabilisés pour un préjudice évalué à plus de deux millions d'euros.
La cour d'appel de Nîmes a rapidement rendu sa décision concernant l'avenir judiciaire du suspect et a décidé ce mercredi soir de maintenir le mis en examen en détention provisoire. L'enquête, elle, se poursuit...