Publié il y a 1 mois - Mise à jour le 12.06.2024 - François Desmeures - 3 min  - vu 1520 fois

ALÈS Le "Front populaire cévenol" souligne l'urgence et annonce ses premiers rendez-vous

Une quinzaine de partis, associations et syndicats de gauche autour du député sortant de la 5e circonscription (en chemise blanche, sans micro), Michel Sala

- François Desmeures

Une quinzaine de partis, syndicats et associations cévenols appellent à une mobilisation autour du Front populaire pour faire gagner la gauche aux législatives. Une union réalisée face au danger que mesurent ces organisations d'une arrivée au pouvoir du Rassemblement national et énoncée, place des Martyrs-de-la-Résistance, alors que l'accord national sur la répartition des circonscriptions était validé.

Une quinzaine de partis, associations et syndicats de gauche autour du député sortant de la 5e circonscription (en chemise blanche, sans micro), Michel Sala • François Desmeures

"Le peuple de gauche a l'obligation de se rassembler s'il ne veut pas sombrer dans les ténèbres du fascisme." Le ton donné par le communiste alésien Giovanni Di Francesco est lourd, en cette ouverture de conférence de presse qui réunit une quinzaine d'organismes (*). Face au "jeu cynique et dangereux de Macron", il n'est plus l'heure, explique le secrétaire alésien du PCF "de faire les délicats" et il convient "de se rassembler sur l'essentiel", avec un "programme de rupture sociale et écologique". "Nous invitons le peuple des Cévennes à placer sa colère au bon endroit", conclut Giovanni Di Francesco. 

Au nom de l'intersyndicale, Martine Sagit, secrétaire de la CGT d'Alès, a appelé à son tour à "un sursaut social" face à "une politique raciste qui met en opposition les travailleuses et les travailleurs en fonction de la couleur de leur peau et de leurs origines". "J'en appelle à la responsabilité de nos politiques de gauche", a poursuivi Martine Sagit. 

"Dans chaque village, il doit y avoir un nouveau front populaire"

Michel Sala, députant NUPES sortant de la 5e circonscription

Un appel auquel a voulu répondre le député sortant de la 5e circonscription, Michel Sala, en demandant "une bataille de tous les instants dans les 15 jours qui viennent (...) Dans chaque village, il doit y avoir un nouveau front populaire.  Je crois qu'on est en capacité de gagner cette élection", a insisté Michel Sala, bien que sa circonscription ait voté majoritairement pour le RN lors des élections européennes, comme il l'avait fait lors de la présidentielle 2022. 

"Il faut faire voter les abstentionnistes, aller dans les quartiers", poursuit le député sortant. Une intention qui se lit sur la destination des réunions publiques, qui iront plutôt tenter de chercher les abstentionnistes des cantons favorables plutôt que les votes RN du sud de la circonscription. "Contrairement à 2022, a constaté Michel Sala avec optimisme, nous recevons dans nos permanences des coups de fil de gens qui veulent participer à la campagne, des jeunes de Paris qui veulent venir nous filer un coup de main."

Pour le PS, Christiane Thomas a tout de même laissé entendre quelques bémols, mettant en avant les "lignes rouges franchies" au cours de la campagne des européennes et renvoyant un soutien total à "la plate-forme programmatique". "Il faut mettre en avant une façon de se comporter pour se mettre en contrepoids de l'arrogance du pouvoir en place", a ainsi taclé à double sens la secrétaire du PS alésien. 

Enfin, Frédéric Mazer, pour le Modef, et Didier Marion, pour la Confédération paysanne, ont donné les raisons de l'engagement des deux syndicats paysans. "L'extrême droite menace l'agriculture familiale", a expliqué Frédéric Mazer, rappelant qu'en "avril 2024, le RN s'est abstenu sur le texte de loi garantissant un revenu minimum paysan". Il a dénoncé la nouvelle politique agricole commune, "injuste car les aides sont versées à l'hectare". "Nous voulons prendre un part active à un autre monde", a conclu Didier Marion, soulignant que son syndicat ne s'engageait habituellement pas en politique. 

Le "Front populaire cévenol" a déjà émaillé cette première semaine de campagne de rendez-vous : ce jeudi, à 17h, une réunion des Jeunes communistes aura lieu au Prolé, avant un rassemblement à 18h30 devant le Cratère, mené par les Jeunes communistes et les Jeunes insoumis. Demain soir, également, un rassemblement aura lieu à 18h, au Vigan. Samedi 15 juin, un nouveau rassemblement est prévu, à 10h, devant le Cratère. Enfin, à 18h30, une réunion publique aura lieu salle voûtée, à Anduze. 

(*) : Association France Palestine Solidarité, ATTAC, CGT, Confédération paysanne, France insoumise, FSU, Gauche démocratique et sociale, Gauche républicaine et socialiste, Génération·s, les Écologistes, Libre Pensée, MODEF, Mouvement de la Paix, PCF.

François Desmeures

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