C'est avec un immense sentiment de fierté et une envie de faire bouger les lignes que Romain Dumas prend la parole en tant que nouveau RDJ Les Républicains du Gard. Nommé il y a peu à la place de Clément Stevant, le conseiller municipal de Mus mesure toute l'importance de la mission qui lui a été confiée, à l'heure où les Français se serrent la ceinture et font face à divers inconnus.
Encarté depuis déjà quatre ans, après la cuisante défaite de Valérie Pécresse aux présidentielles, c'est à partir du lycée que le jeune homme décide de s'engager en politique. "Mes parents ne sont pas du tout dans le milieu mais mes deux arrière-grand-pères étaient résistants. L'un d'eux a même été déporté en Allemagne et s'est battu pour son pays. Je voulais faire la même chose et j'ai choisi le gaullisme. Aujourd'hui, il y a une sorte de résistance à avoir face aux extrémismes et au monde sociétal de plus en plus compliqué", justifie-t-il.
"Le travail, la méritocratie et la fierté française", l'ont amené à choisir le parti des Républicains, le premier en termes d'adhérents dans le Gard. La tâche s'annonce grande, mais pas insurmontable pour le jeune homme de 20 ans : "Il y a la volonté de rassembler et de faire revenir ceux qui ont été déçus et d'attirer des personnes qui sont intéressées par les idées de la droite. On s'est perdus à un moment et on ne l'a pas assez affirmé. On n'a jamais copié sur personne, ce sont les partis comme le RN qui nous ont imités, comme par exemple sur l'immigration et la sécurité". Il y a peu, Romain Dumas a souhaité prendre contact avec Jean-Baptiste Jouve, ancien RDJ Les Républicains du Gard, qui a rejoint Éric Ciotti et l'UDR. Pour l'instant sans réponse comme il nous le confirme.
"Le Rassemblement national joue sur la communication"
Et même s'il admet qu'il reste encore beaucoup à accomplir, Romain Dumas est très heureux du travail mené par Bruno Retailleau, candidat l'année prochaine à l'Élysée : "Il y a une évolution nette et précise", assume-t-il. Pas tendre avec le Rassemblement national, qui joue selon lui sur "une mode et la communication" : "C'est une coquille vide. Ils ne proposent pas de changements ou de réformes importantes. Quand on regarde le discours de Jordan Bardella, Marine Le Pen ou tout autre de leurs responsables, on voit qu'ils veulent la continuité du macronisme, mais ils n'ont jamais de grandes réformes ou de référendums comme sur l'immigration", avance-t-il.
"On a la chance à droite d'avoir un candidat précis et soutenu : Bruno Retailleau. Avec un positionnement clair : ne pas se cacher d'être de droite et d'être français, retrouver des valeurs essentielles qui ont fondé notre pays comme le travail ou la méritocratie, ou encore le pouvoir d'achat. Quand on entend le RN à ce sujet, c'est dérisoire", critique-t-il. Avant d'aller plus loin, ciblant la proposition de baisser la TVA à 5,5 % sur les produits de première nécessité : "C'est irréaliste. C'est beau de le dire mais il faut le faire. Leur programme économique est socialiste, ils feront peut-être une alliance avec le PS, mais nous, ce n'est pas notre projet", ironise Romain Dumas.
Interrogé sur le maire de Cannes David Lisnard, ayant quitté les LR pour fonder "Nouvelle Énergie", le RDJ ne le considère pas comme un ennemi. "On a les mêmes avis politiques et les mêmes idées, ce n'est pas quelqu'un contre qui on doit se battre, mais il ne faut pas que l'on multiplie les candidatures à droite".
Revenir à la racine
Pour redonner le goût du vote et de la politique à la jeunesse, Romain Dumas veut sensibiliser dès le lycée, mais également aller à la rencontre des gens sur les marchés et mettre en place des collages. "J'ai entendu des gens sur ma deuxième circonscription, dire qu'ils veulent du bon sens et de la crédibilité. Et ça, c'est ce qu'incarne Bruno Retailleau".
Il estime d'ailleurs qu'il est le seul capable de battre le Rassemblement national : "Jordan Bardella est incompétent, il n'a jamais vraiment travaillé ni fait d'études. Les gens vont vouloir du sérieux, un bilan et de la crédibilité. Et quand on voit Édouard Philippe et le centre, il y a aussi un bilan, mais macroniste, avec la montée du carburant et la crise des Gilets jaunes, par exemple". Et comme Bruno Retailleau, Romain Dumas n'est pas favorable à une alliance de la droite et du centre, ni même à une union avec des partis plus à droite de l'échiquier. Le 20 juin, une délégation du Gard sera présente pour le premier meeting de campagne présidentielle du président des LR.