Julie Di Vita manie aussi bien sa voix que ses mains. Coiffeuse et passionnée de chant depuis l’enfance, cette Alésienne s’apprête à entamer sa deuxième saison au sein de l’Orchestre Solaris, à la feria de l’Ascension. Une consécration pour elle : ses proches, ses clientes et ses collaboratrices seront tous présents pour la soutenir.
Du salon à la scène
C’est au 170 rue Jean-Perrin, non loin de l'hôpital d'Alès, que Julie Di Vita, 38 ans, accueille ses clients dans son salon de coiffure. Depuis toujours, Julie sait qu’elle veut être coiffeuse. Après un CAP Métiers de la coiffure à Nîmes, puis l’école Teissedre dans le cadre d’un brevet professionnel, elle travaille pendant quinze ans dans un salon de coiffure à Alès. "Il y a eu un moment où, effectivement, j'avais envie et besoin de voler de mes propres ailes", confie-t-elle. Elle se lance alors dans l’aventure et fonde 'Espace coiffure Di Vita' en 2019. Son salon a connu, durant la première année de son activité, la crise du Covid. Un démarrage difficile, mais qui l’a préparée pour la suite : mêler deux activités prenantes, tout en étant mère.
En parallèle, le chant a toujours été dans sa vie. À douze ans, elle intègre une association alésienne et fait ses premières scènes dans sa ville natale, à laquelle elle est très attachée : "C'est vrai que ma vie s'est faite et s'est créée à Alès", sourit-elle. Petit à petit, de nouvelles opportunités émergent. Julie passe des castings pour Nouvelle Star, apparaît dans la célèbre émission 'N’oubliez pas les paroles', et participe à 'La bataille des chorales' sur TF1.
L’aventure Solaris
Depuis la naissance de son fils, Julie a mis de côté le chant pour se consacrer davantage à son salon de coiffure. Au bout de cinq ans d’ouverture, sa vie professionnelle se stabilise : "Ça m'a permis un petit peu d'y voir plus clair." Elle auditionne pour intégrer l’Orchestre Solaris et est sélectionnée en octobre 2024. Fondée en 2004 par Alain Dany, la troupe compte dix-huit artistes : musiciens, chanteurs et danseuses performent au rythme de genres variés comme le latino, la pop ou la variété. L'orchestre, basé à Orange, se produit chaque été dans le sud de la France.
Cette année, la tournée démarre plus tôt et rencontrera pour la première fois le public alésien. Une première date significative pour la chanteuse, qui trépigne d’impatience : "Il y a tellement de gens qui vont venir me voir et partager ça avec moi. Mais aussi plein d'autres que je connais, qui ne savent pas et qui vont me retrouver sur scène, finalement. Donc, pour moi, c'est quand même une fierté. Et forcément, ça génère un petit peu de stress et d'angoisse", livre-t-elle.
Une double vie à cent à l’heure
Avant d’intégrer l’Orchestre Solaris, elle confie avoir demandé l’avis de ses équipes : "C'était primordial pour moi. Il fallait que ce soit en accord avec elles, parce que j'allais être absente. Elles n’auraient pas été d’accord, je ne l'aurais pas fait, clairement", appuie la passionnée.
Il était impensable pour Julie de délaisser son métier de coiffeuse, ainsi que sa clientèle qu’elle décrit comme "familiale". Alors, elle s’adapte et ne compte plus ses heures : "Après mes journées d'au moins dix heures au salon, mon petit bout qui m'attend avec les devoirs, le repas et le reste, et finir en bossant les morceaux et les chorégraphies, autant vous dire que les semaines, on ne les voit pas passer. Mais c'est extraordinaire. C'est génial."
Julie Di Vita revient sur son parcours avec recul : "Il n'y a rien qui soit tombé de manière crue dans ma vie, mais toujours cette envie et ce besoin de garder le cap, de vivre vraiment de ce qui me nourrit, de ce qui me passionne. Je ne suis même pas sûre que je saurai faire autrement. Je ne pensais pas dire qu'aujourd'hui, je pourrais tout combiner."
Guidée par sa passion et l’amour de ses proches, cette femme à la double profession ne compte pas s’arrêter là. En parallèle, elle effectuera quelques dates en duo avec le guitariste Laurent Tekk. 'Get Up' se produira notamment à Vallon-Pont-d’Arc.