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Publié il y a 8 ans - Mise à jour le 23.06.2014 - elodie-boschet - 3 min  - vu 115 fois

FAIT DU JOUR La recette du succès du festival "Lives au Pont" selon Paolo Toeschi, directeur du site

Paolo Toeschi, directeur du site du Pont-du-Gard. Photo Tony Duret/Objectif Gard

Sur la scène unique du Pont-du-Gard, le festival de musiques actuelles « Lives au Pont » revient jeudi 10 et vendredi 11 juillet. Le directeur du site, Paolo Toeschi, explique les raisons du succès grandissant de ce rendez-vous, qui souffle cette année sa quatrième bougie. Entretien.

Objectif Gard : Quatre ans après sa naissance, « Lives au Pont » poursuit sa route et devient un rendez-vous de plus en plus attendu, avec une fréquentation de 25 000 personnes en 2013. Quel bilan tirez-vous aujourd'hui de ce festival ?

Paolo Toeschi : Certains disaient que nous étions téméraires de lancer un festival en pleine période de crise et dans la région Languedoc-Roussillon, là où d'autres événements de ce type existent déjà. Si c'est un pari, la tendance est aujourd'hui positive. Le public a répondu présent dès la première année et est revenu aux éditions suivantes. Les réservations s'amplifient et « Lives au Pont » connaît un succès grandissant.

O.G. : Justement, quelle est la recette de ce succès ?

P.T. : Le succès, nous le devons au lieu qui est magique. C'est un formidable outil pour faire du développement territorial. Les artistes s'expriment face à l'aqueduc, dans un cadre exceptionnel. Ils ont rarement l'occasion de chanter sur de telles scènes. Ensuite, les musiques actuelles attirent un large public qui ne serait jamais venu au Pont-du-Gard sans ce type de manifestation. C'est la programmation éclectique du festival qui donne envie aux spectateurs de revenir, tout en complétant l'offre culturelle du site.

O.G. : Lorsque l'établissement public du Pont-du-Gard a lancé il y a quatre ans cet événement musical, quel était l'objectif ?

P.T. : L'idée est d'abord venue en analysant les publics qui venaient, venaient peu, ou ne venaient pas encore. Nous nous disions que le Pont-du-Gard doit donner toute sa mesure en faveur de l'économie du territoire. Il fallait amplifier la programmation culturelle pour faire en sorte que le site soit repéré aux plans national et international. Il manquait donc un festival, nous l'avons créé.

O.G. : De quelle manière êtes-vous parvenu à vous faire votre propre place parmi tous les événements musicaux qui animent le département et la région ?

P.T. : C'était tout l'enjeu. Il fallait se démarquer. Nous ne sommes pas en concurrence avec les autres car nous servons tous le développement économique du territoire. Nous avons donc essayé de proposer quelque chose d'innovant, en cherchant des groupes suffisamment émergents pour avoir déjà été repérés. Ainsi les années précédentes, nous avons accueilli des talents qui ont triomphé bien au-delà de nos espérances. Et le monde attiré par ces groupes-là vont en découvrir de nouveaux puisqu'ils assistent également aux autres concerts. Il y a une grande diversité musicale avec une politique tarifaire intéressante pour que tous les publics puissent venir en profiter.

O.G. : London Grammar, Phoenix, Keziah Jones ou encore Metronomy sont à l'affiche cette année. Comment faites-vous pour convaincre ces artistes de participer au festival ?

P.T. : C'est un travail mené tout au long de l'année par un chargé de mission qui sillonne les festivals de France à la recherche de ces artistes. Certains connaissent la qualité de la programmation et savent donc quels groupes ils vont côtoyer sur la scène. Ils savent aussi qu'ils vont chanter devant 15 à 20 000 personnes et qu'ils seront accueillis dans des conditions formidables.

O.G. : Il semble que « Lives au pont » ait encore un bel avenir devant lui. Quel but visez-vous pour les prochaines années ?

P.T. : Si nous réussissons à faire émerger des talents nationaux et internationaux, nous aurons tout gagné. Nous ne sommes pas encore Les vieilles charrues mais l'idée est que cet événement devienne le festival du département et pourquoi pas de la région. Ce sera encore mieux l'année prochaine avec le 30eme anniversaire de l’inscription du Pont du Gard au patrimoine mondial de l’humanité. C'est parce que nous avons de l'ambition et des objectifs que l'on finit par atteindre une certaine renommée.

Propos recueillis par Elodie Boschet

Elodie Boschet

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