Publié il y a 2 h - Mise à jour le 26.01.2026 - Tony Duret - 2 min  - vu 554 fois

ÉDITORIAL Trafic de drogue à Bagnols-sur-Cèze : quand la presse a bon dos

Il n’est pas très honnête que Jean-Yves Chapelet se taise devant les caméras pour ensuite se poser en victime des journalistes.

Jeudi dernier, l’émission Envoyé Spécial sur France 2 consacrait une émission au narcotrafic. L’un des reportages, intitulé « Dealers : main basse sur la ville », a été en partie tourné à Bagnols-sur-Cèze, dans le quartier des Escanaux. À plusieurs reprises, on y voit la journaliste tenter d’interviewer le maire de la commune, Jean-Yves Chapelet. En voix off, il est précisé qu’un rendez-vous avait été convenu, avant d’être annulé la veille du tournage par l’édile… La journaliste insiste et se rend au conseil municipal. Le maire refuse de répondre, prétextant que la séance s’apprête à commencer. Elle patiente alors 2h30 dans l’assemblée et tente à nouveau sa chance auprès de Jean-Yves Chapelet qui s’échappe par une porte dérobée. Dernière tentative sur le parking : cette fois, il a « un problème d’inondation ». Bref, le maire n’a clairement pas envie de s’exprimer. C’est son droit, même s’il est toujours étonnant pour quelqu’un qui a choisi d’exercer une fonction publique, de refuser toute explication sur un sujet aussi sensible pour ses administrés. C’est d’autant plus dérangeant que le courage qu’il n’a pas eu devant les caméras, Jean-Yves Chapelet le retrouve le lendemain dans un communiqué virulent qu’il diffuse à la presse locale. Il y « dénonce les méthodes inacceptables de journalistes hors sol » et se permet, à plusieurs reprises, lui qui n’a jamais été journaliste, d’expliquer comment ils auraient dû faire leur travail. C’est tout simplement insupportable. Et malheureusement assez fréquent. Surtout que cela vient souvent de personnes qui se revendiquaient « Charlie » il y a onze ans. Il ne s’agit pas ici de corporatisme, mais d’un rappel : chacun doit rester à sa place. Jean-Yves Chapelet avait tout le loisir d’exposer, face caméra, les actions mises en oeuvre pour améliorer la vie dans ce quartier (ce qu’il détaille dans son communiqué à retrouver ici). C’est d’ailleurs ce qu’a fait son homologue de Carpentras, également sollicité par Envoyé Spécial, et qui, lui, a accepté de répondre. Bref, il n’est pas très honnête de se taire devant les caméras pour ensuite se poser en victime des journalistes.

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