« Il ne peut pas assister à son propre procès », lance Maître Khadija Aoudia, face à la Cour d’Assises du Gard. Ce lundi 26 janvier s’ouvre le procès de Kamel T., accusé d’avoir tenté de tuer un habitant du quartier de Pissevin, au niveau de la galerie Richard-Wagner, le 19 octobre 2022, à Nîmes. L’homme d’une quarantaine d’années mandaté un tiers pour tuer un membre d’une famille éminente du réseau nîmois. Mais le tueur se serait trompé de cible. Il a déjà comparu la semaine dernière pour des faits similaires, mais qui, cette fois, ont conduit à la mort de la victime. Un homme totalement étranger au trafic de stupéfiants, pris pour cible à tort par un groupe armé.
Convoqué pour témoigner, la victime de cette seconde tuerie n’a pourtant pas pu se présenter. De nationalité marocaine, il a fait une demande de visa expressément pour être présent en ce jour de janvier. Malgré l’appui de son conseil, la demande de la victime a été refusée. Il ne sera donc pas présent pour suivre les débats qui vont se poursuivre jusqu’au mercredi 28 janvier prochain.