Publié il y a 1 h - Mise à jour le 26.01.2026 - Rose Macauley - 2 min  - vu 82 fois

AU PALAIS Comparaissant libre, le cambrioleur dort en prison

Photo d'illustration.

- Objectif Gard

Bijoux, montre, ordinateur et argent liquide, le prévenu se serait servi dans deux maisons. Il était jugé devant le tribunal correctionnel de Nîmes jeudi 22 janvier 2026.

Les faits se sont déroulés entre le printemps et l’été 2025. L’affaire débute par une plainte d’un touriste australien en vacances à Saint-Julien-de-Peyrolas. Il s'est absenté de sa maison de location entre 9h et 17h, le 4 juillet 2025, pour profiter avec sa famille des activités estivales. Problème : à leur retour, la baie vitrée de leur logement de vacances a été forcée et l’équivalent de 5 000 € en dollars australiens ont été dérobés. De plus, les propriétaires du logement ont eux aussi vu disparaitre de l’argent liquide, une montre connectée et un ordinateur portable.

Les devises volées étant étrangères, les enquêteurs ont rapidement suivi la piste des bureaux de change du secteur pour identifier l’auteur de ce cambriolage. Bonne pioche : une femme et un homme ont fait changer 2 600 € dans un bureau de change NovaCambios, peu après le cambriolage. « J’ai aidé un ami pour échanger des dollars », explique la jeune femme, qui reconnaît formellement y être allée avec Cédric, visible sur les images de vidéosurveillance du bureau de change. Images sur lesquelles le prévenu ne se reconnaît pas.

Bornage et ADN

Pourtant, la vidéosurveillance du bureau de change n’est pas le seul élément pesant en faveur de la culpabilité du prévenu. C’est le cas notamment du bornage téléphonique qui prouve sa présence sur les lieux la veille des faits du 4 juillet 2025 et le jour même, entre 13h41 et 14h03. « J’habite à côté », dit-il au tribunal pour justifier ce bornage. Un argument qui convainc peu le tribunal, présidé par Jérôme Reynes, l’antenne-relais le décrivant clairement comme étant à proximité directe du logement cambriolé. Un autre cambriolage, ayant eu lieu le 17 mai 2025, fait également ressortir le nom de Cédric. L’ADN de ce dernier a été retrouvé sur un pied-de-biche qui, selon un témoin, aurait été utilisé pour pénétrer dans une maison située à Carsan. Des bijoux et des appareils électroniques y ont été dérobés. Pour expliquer la présence d’ADN, il soutient lors de son audition : « J’ai dû le toucher dans un magasin. »

« Le bornage permet facilement de demander la condamnation », souligne Jean-Luc Vasserot, procureur de la République, avant de requérir 12 mois d’emprisonnement assortis d’un sursis probatoire. « Il borne tous les jours à cet endroit et il aurait pu toucher le pied-de-biche dans un autre contexte », explique maître Zoulikha Hattab, tentant de réfuter les différents éléments contre son client. Elle a poursuivi sa plaidoirie en demandant la relaxe pour Cédric. « La présomption d’innocence doit prévaloir », conclut-elle. C’est donc à la surprise de la défense que le tribunal a condamné Cédric à un an d’emprisonnement avec mandat de dépôt. « Vous allez effectuer immédiatement la peine d’emprisonnement à la maison d’arrêt de Nîmes », explique Jérôme Reynes. Concrètement, venu libre pour assister à son procès, le cambrioleur va passer les prochains mois derrière les barreaux.

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