Objectif Gard : Est-ce que l’on arrive à trouver le sommeil après avoir battu le PSG ?
Stéphane Gilli : J’avoue je n’ai pas trop dormi mais c’est de la bonne fatigue. On les a joués deux fois en une semaine. En championnat, pour moi, on méritait plus de prendre des points qu’hier soir mais c’est ce qui fait la beauté du football. Avant le match, j’ai dit à mes joueurs : si on gagne, ce sera la première victoire du Paris FC au Parc des Princes, ça restera à vie. On est fier de ce que l’on a fait face à la meilleure équipe d'Europe, voire du monde. On a montré une belle image. En plus on avait pas mal d’absents mais on a vu la force de cette équipe. C’est quelque chose de grand et une victoire historique.
Avez-vous savouré cet exploit ?
Vite fait. Dans l’heure qui suit, il faut se replonger sur la suite car ce qui est important, c’est de se maintenir. Le match face à Nantes dimanche va être capital. Il faut passer déjà à autre chose mais ça restera une belle soirée !
Qu’est-ce que vous avez dit à vos joueurs après le match ?
Je leur ai dit qu’après la défaite 2-1 en championnat, j’avais été fier de l’image qu’ils avaient donnée car tout le monde nous voyait en prendre cinq mais je ne pouvais pas être content au vu du résultat. Là je leur ai dit que j’étais fier d’eux et content, qu'ils profitent malgré tout.
"Je suis très détaché, je n’ai pas de pression"
Est-ce que Luis Enrique, entraîneur du PSG, vous a félicité ?
Avant le match, nous avons un peu parlé. Au coup de sifflet final, non car il était très énervé. J’ai reçu pas mal de messages. Les dirigeants comme Antoine Arnault et le président Pierre Ferracci étaient heureux.
En quoi ce succès peut être un tournant dans la suite de la saison et la quête du maintien ?
Déjà sur la confiance, on a été capables avec nos armes de rivaliser sur les deux matchs face au PSG. Tout le monde fait les efforts et est appliqué parce que c’est le PSG ou Marseille, il faut retranscrire cela, sans leur manquer de respect, face aux autres équipes. Avoir la même intensité, la même rigueur, la même discipline contre Nantes et Angers. Si on arrive à allier notre jeu habituel avec cette capacité à être à 200 %, on va s’appuyer là-dessus pour faire de grandes choses.
On est à mi-saison, quel bilan faites-vous pour cette première expérience avec beaucoup d'attente ?
Je suis très détaché, je n’ai pas de pression. Depuis que j’ai commencé, je travaille comme si je devais rester 20 ans au PFC. Et si demain ça s’arrête, c’est le foot. C’est ce que j’ai dit à mon staff : il faut faire le mieux possible, ne pas avoir de regrets. J’ai la confiance des dirigeants, sans aucun doute. La première année on finit 5ᵉ de Ligue 2, la deuxième année on monte et j’espère le maintien pour cette saison. Cela faisait 47 ans que le club n’avait plus joué en L1. Le projet se construit petit à petit, les dirigeants en sont conscients et sont très contents du travail que l’on est en train de faire.
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