Publié il y a 7 mois - Mise à jour le 30.07.2025 - CC - 2 min  - vu 1614 fois

GARD Battue aux sangliers : One Voice attaque au tribunal administratif

sangliers abattus one voice

Des sangliers abattus 

- Photo One Voice

L'association de défense des animaux s'oppose à l'autorisation préfectorale prise pour lutter contre la prolifération des sangliers dans le Gard. 

Le préfet du Gard Jérôme Bonet a autorisé l'abattage de sangliers dans 45 communes du département, jusqu’au 31 décembre 2025. Les lieutenants de louveterie pourront choisir librement quand et où intervenir, y compris la nuit, et se faire accompagner de un à 50 chasseurs. Des battues organisées pour éviter des dégâts dans les cultures agricoles.

Association de défense des animaux, One Voice s'oppose à cette décision, "pour empêcher une véritable hécatombe et dire stop à ces dérives, on demande la suspension immédiate de cet arrêté." Un recours a été déposé au tribunal administratif et une audience doit avoir lieu le 1ᵉʳ août à 10 heures.

"Accusés de tous les maux et parfois décrits comme « malfaisants » par les autorités, les sangliers et leurs petits sont tués par centaines de milliers chaque année. Dans le Gard, pour eux, la saison de chasse ne dure pas cinq mois, comme pour la plupart des espèces, mais douze. Et comme si cela ne suffisait pas, ils sont classés « espèce susceptible d’occasionner des dégâts » : tout particulier qui en fait la demande peut les abattre ou les faire abattre, notamment par des piégeurs, qui les appâtent dans des cages avant de venir les massacrer, à bout portant", déplore l'association alors qu'environ 35 000 sangliers sont tués dans le Gard.

Notre département subit une hyper prolifération, ce qui engendre des dégâts colossaux dans les exploitations agricoles mais aussi sur les terrains de particulier comme c'est le cas dans le quartier nîmois de Vacquerolles. D'où l'arrêté pris par la préfecture du Gard. Pour One Voice, ces battues ne sont pas la solution : "La chasse, les battues et les mises à mort à répétition n’y changeront rien : tant que nous continuerons de cultiver massivement du maïs destiné à nourrir des animaux exploités pour être envoyés à l’abattoir, sur des parcelles immenses, bien trop grandes pour être protégées, les sangliers en profiteront. Plutôt que de se poser les vraies questions, les autorités s’alignent encore et toujours sur les desiderata des chasseurs, qui se frottent les mains."

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