Publié il y a 8 mois - Mise à jour le 05.08.2023 - Corentin Corger - 3 min  - vu 1580 fois

LES PRÉSIDENTS DU NO Jean-Louis Gazeau, une passion débordante

Jean-Louis Gazeau et les Crocodiles fêtent la montée en Ligue 2 en 2008 

- Photo via MaxPPP

Tous les samedis, jusqu’au 26 août, nous vous proposons une série de portraits des présidents de Nîmes Olympique les plus marquants. Personnalité importante de la ville, l’homme fort du NO est souvent cible des critiques quand les résultats sont mauvais, mais il peut aussi être très respecté pour les bienfaits de son travail. Cette semaine nous évoquons la présidence de Jean-Louis Gazeau marqué par deux accessions en Ligue 2 et une épopée en Coupe de France avec une demi-finale en 2005.

Le début des années 2000 est marquée par une instabilité au sein de la présidence du Nîmes Olympique. La municipalité communiste installe Jean-Claude Arnoux (1999-2001) puis Michel Clamens avant que Michel Coencas rachète le club en août 2001. Le mandat de l’homme d’affaires est catastrophique : le club descend en National et est proche du dépôt de bilan. À l’Impérator, le président de la SASP décide alors en novembre de vendre ses parts pour 450 000 € à Jean-Louis Gazeau. Un hôtelier bien connu à Nîmes, fondateur notamment de Nimotel.

Le capitaine Benoît Poulain et le président brandissant le trophée de champion de National  • Photo FABRICE FOURES/WORLDPICTURES/M

« Tout s’est passé par téléphone et un jour Jean-Paul Fournier m’appelle et il me dit : 'Tu es l’homme idéal. Il te faut reprendre le club et je serai derrière toi' », racontait Jean-Louis Gazeau en novembre 2022 à Objectif Gard. Ce dernier pense s’installer pour quelques mois, mais il restera à la tête du club pendant douze ans. Dans un premier temps, il assainit les finances du club et en parallèle, il lance le projet de centre d’entraînement de la Bastide et change l’écusson pour marquer une nouvelle ère. Place au fond rouge avec le crocodile blanc. Le début de l’ère Gazeau, avec le fils Alain au poste de directeur général délégué, est aussi marquée par une guerre avec l’association Nîmes Olympique et des soucis avec l’entreprise Perrier.

Perte du statut professionnel pendant quatre ans

Sous la houlette de son nouvel actionnaire, Nîmes dispose d’un des plus gros budgets de National mais tarde à remonter et perd le statut professionnel en 2004, une première depuis 60 ans. Cela va durer quatre ans. Un passage compliqué et un exutoire : la Coupe de France. Lors de la saison 2004/2005, les Crocos se hissent en demi-finale après avoir éliminé quatre clubs de Ligue 1 dont Sochaux en quart dans un stade des Costières en ébullition.

Jean-Louis Gazeau en novembre 2022 • Photo Norman Jardin

En championnat, après avoir terminé deux fois cinquième et une fois sixième, le club retrouve enfin le monde professionnel lors de la saison 2007-2008 grâce notamment à l’attaquant Robert Malm auteur de 16 buts en 16 rencontres. Le 16 mai 2008, la montée est acquise 3-1 face à Laval devant plus de 18 000 spectateurs aux Costières. La saison suivante, le club se sauve lors de l'ultime journée et tiendra encore deux saisons avant de descendre pour une remontée immédiate (saison 2011-2012) avec des joueurs comme Nicolas Benezet, Benoît Poulain et Seydou Koné.

"J’étais usé par 12 ans de stress et de responsabilité"

Sportivement, Jean-Louis Gazeau réussit à stabiliser Nîmes Olympique en deuxième division. Son passage est aussi marqué par l’affaire dite de la pelouse du stade des Costières. En 2009, le président avait changé la pelouse avec ses propres deniers (350 000 €) alors que l’enceinte appartenait à la ville de Nîmes, un appel d’offres aurait dû alors être lancé. Après une nuit au poste et dix ans de procédure, tous les protagonistes ont été blanchis. « J’étais très affecté par l’histoire et j’étais usé par 12 ans de stress et de responsabilité », confiait l’intéressé pour expliquer son envie de vendre le club.

Jean-Marc Conrad et Jean-Louis Gazeau • Photo DR

Après avoir été en négociations avec le peu recommandable Christophe Maillol, c’est Jean-Marc Conrad, ancien dirigeant d’Arles-Avignon, le 9 avril 2014, qui rachète le club pour 3,5 millions d’euros. Il est accompagné d’un pool d’investisseurs où figure Serge Kasparian, Tagmi Rabah et surtout Rani Assaf, alors directeur technique de Free. « Oui je regrette de leur avoir vendu le club. Si c’était à refaire, je ne le referai pas », avoue Jean-Louis Gazeau après coup. Ce dernier qui regrette de ne pas être monté en Ligue 1 aime rappeler que c’est lui qui a fait venir Bernard Blaquart au club, héros des années suivantes.

Une passion débordante pour Jean-Louis Gazeau qui détient encore à peu près 20% des parts du Nîmes Olympique.

Corentin Corger

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