Publié il y a 2 h - Mise à jour le 13.02.2026 - Yannick Pons - 3 min  - vu 152 fois

NÎMES À Pissevin, Vincent Bouget donne la parole aux femmes

meeting vincent bouget pissevin

Vincent Bouget

- @Yannick Pons

Devant près de 200 habitants réunis au centre social Léon-Vergnole à Pissevin, le candidat de la gauche unie a défendu une campagne tournée vers l’écoute et la participation. Houria Chaïda, Amal Couvreur, Pascale Thoirey, Sonia Benkirat : les femmes du quartier ont pris la parole.

Au centre social Léon-Vergnole, dans le quartier de Pissevin, près de 200 personnes ont assisté hier soir à la réunion publique de Vincent Bouget. Depuis plus d’un an, lui et son équipe mènent un travail de porte-à-porte dans toute la ville, notamment dans les quartiers. Organisée autour du thème « Réunir la ville », la rencontre s’inscrivait dans un contexte politique favorable au candidat de la gauche unie, donné largement en tête du premier tour par le dernier sondage OpinionWay/Objectif Gard diffusé hier matin.

>> Relire ici le sondage

À un mois du scrutin municipal, la dynamique semble en effet s’installer en sa faveur. Crédité de 32 % des intentions de vote, le candidat de la gauche unie (hors LFI) se place en position très favorable face à Julien Sanchez (RN), entré en campagne tardivement, et aux frères ennemis Julien Plantier et Franck Proust, divisés par la guerre de succession de Jean-Paul Fournier. Une situation qui conforte le travail d’implantation mené par le professeur d’histoire-géographie depuis plusieurs années sur le terrain nîmois.

Femmes engagées

Devant un public attentif, Vincent Bouget a centré son intervention sur l’engagement citoyen et la place de chacun dans la vie démocratique. Le candidat a insisté sur l’idée d’une ville plus inclusive, où les responsabilités ne seraient pas réservées à quelques-uns. « Certains ont dit qu’ils avaient recruté les meilleurs sur leur liste. La démocratie, ce n’est pas un concours. Moi, j'ai choisi les plus engagés, les plus sincères et les plus humbles qui, demain, vont regarder les gens à hauteur d’homme », a-t-il déclaré.

C’est ainsi que plusieurs femmes engagées sur la liste ont pris la parole, chacune racontant son histoire personnelle liée au quartier et les raisons de son engagement. Habitante de Pissevin depuis plus de quarante ans, Sonia Benkirat a évoqué son parcours associatif et sa connaissance du terrain. Engagée bénévolement depuis des décennies auprès des habitants, elle a décrit les difficultés concrètes du quotidien, la précarité, les équipements dégradés ou encore les problèmes d’accessibilité. Elle a aussi insisté sur les causes sociales de la violence et sur le rôle central des services publics et du tissu associatif. « La violence, elle n’est pas tombée du ciel. Elle est venue de l’abandon, du chômage, du mépris, de l’absence de perspective », a-t-elle martelé.

Autre candidate, Houria Chaïda, pianiste, a expliqué son engagement plus récent. Installée dans le quartier depuis une vingtaine d’années, elle a raconté son parcours personnel et son regard sur l’action menée depuis un an par l’équipe de campagne à la rencontre des habitants. Elle a insisté sur l’importance de la participation citoyenne et du vote. « Je suis loin de la politique, mais ça me concerne. C’est nous, les citoyens, qui décidons qui sera le maire de Nîmes », a-t-elle déclaré, appelant les habitants à se mobiliser lors du scrutin.

« Ici, j’ai eu l’impression d’une ville fractionnée en deux blocs »

Enseignante au collège Condorcet, Pascale Thoirey a livré un témoignage sincère, nourri par son expérience en Seine-Saint-Denis avant son arrivée à Nîmes. « D’un côté, il y avait des rues toutes belles, récemment refaites, et pour accéder au centre social il fallait passer par des routes éventrées, comme s’il y avait eu une catastrophe naturelle. J’ai été furieuse de voir à quel point on pouvait abandonner les gens, à quel point on pouvait mépriser la population. » Elle a décrit le sentiment d’abandon ressenti dans certains quartiers et la fracture qu’elle perçoit entre le centre-ville et la ZUP. L’enseignante a également évoqué les difficultés rencontrées par ses élèves, notamment en matière de transport et d’accès à la culture. « Ici, j’ai eu l’impression d’une ville fractionnée en deux blocs », a-t-elle résumé.

Dans son discours, le professeur d’histoire-géographie a également évoqué les inégalités ressenties selon les quartiers et les situations sociales, dénonçant que « aujourd'hui à Nîmes tout le monde ne compte pas pareil selon où on habite, selon qui on est, selon quel métier on fait ». Il a défendu une approche globale des politiques publiques, reliant sécurité, logement, pouvoir d’achat et services du quotidien, notamment les transports.

En laissant largement la parole à ses colistières, toutes engagées dans la vie du quartier, Vincent Bouget a cherché à illustrer concrètement son mot d’ordre qui est de rendre le pouvoir aux Nîmois. La présence en seconde position d’Amal Couvreur, issue de l’immigration, symbolise cette volonté de réunir la ville et de faire entrer les habitants aux responsabilités. Dans une salle attentive et réactive, la réunion a pris des allures de moment de fraternité, où engagement politique et trajectoires personnelles se sont mêlés autour d’une même idée : accompagner la jeunesse et réunir la ville.

>> Relire ici l'interview de Vincent Bouget

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