C’est un chantier d’ampleur que s’apprête à conduire la SPL (Société publique locale) Agate. Lors du dernier conseil municipal, samedi, le premier adjoint, par ailleurs candidat aux municipales, Franck Proust, a rapporté une délibération sur le futur contrat passé entre la ville et la SPL Agate. Ce contrat, sous forme d’une concession d’aménagement, vise à réaliser la deuxième tranche du projet de renouvellement urbain « Hoche université ». À l’est du centre-ville, sur une surface de 15 hectares, ce secteur s’étale de l’université aux faubourgs de Richelieu et aux infrastructures ferroviaires.
Création d’un quartier « actif »
La durée de l’opération est estimée à 12 ans, à compter de 2027. Cette opération d’aménagement classique se distingue des dernières opérations de renouvellement urbain, conduites par la SPL, dans les quartiers populaires de Nîmes. En partenariat avec l’EPF (Établissement public foncier), certaines acquisitions foncières sont avancées, notamment sur l’îlot Pitot, « mais plus complexes sur les emprises ferroviaires » de la SNCF. Pour ce nouveau programme, la ville entend participer financièrement à hauteur de 27 M€. Une somme qui servira à créer de nouveaux espaces publics : un boulevard reliant celui de Talabot à la route d’Uzès, un parc paysager d’un peu plus de deux hectares, intégrant des bassins de rétention pour lutter contre les inondations, ou encore un gymnase.
Le projet d’urbanisme prévoit 800 logements intégrant 107 logements ou activités militaires, 117 logements étudiants et 522 autres mêlant 25 % d’habitat social et intermédiaire. Sont également prévus une crèche de 40 berceaux « susceptible d’être mutualisée avec la population civile » ainsi que des commerces, notamment localisés sur l’îlot Pitot. « Il conviendra de traiter les connexions avec les cœurs de ville, je pense par exemple à la rue Vincent Faïta, à l’aménagement global Richelieu », relève Franck Proust.
Pour rappel, la première tranche Hoche a été achevée fin 2023, soit 650 logements en 10 ans. « Elle a permis la réalisation d’environ 26 700 m² de logements, d’un IME et de l’ensemble des espaces publics structurants (voiries, réseaux, ouvrages hydrauliques) », rappelle l’élu Les Républicains. La concession a été votée à la majorité avec l’abstention des élus du groupe d’opposition Nîmes citoyenne à gauche : « On ne veut pas être lié sans regarder ce qu’il se fait », a commenté le président de groupe, Vincent Bouget.