Fin du suspense, à supposer qu’il y en ait eu. Eddy Valadier, 58 ans, se déclare candidat aux prochaines élections municipales à Saint-Gilles. L'annonce officielle a été faite ce vendredi soir, lors d'une réunion publique. "J'ai souhaité aller au bout de mon mandat pour faire voter le budget 2026 et parce que j'avais des choses à terminer", explique le locataire de l'hôtel de ville depuis 2014. En 2020, il avait été réélu dès le premier tour avec 70,2 % des suffrages exprimés, devant le candidat Rassemblement national, Christophe Lefèvre (19,78 %) et le socialiste Paul Gabriel (10,18 %). "Je suis toujours autant déterminé, autant motivé à poursuivre la transformation de notre cité, j'ai toujours autant de plaisir à rencontrer et écouter mes concitoyens", assure-t-il.
Un enthousiasme que le contexte national et international ne vient pas altérer. "Le précédent mandat a été celui de tous les défis. Vingt-quatre heures après notre élection, nous étions confinés, puis on a eu la crise de l'énergie. Ensuite, on a eu une inflation qui a fait exploser tous les produits. Aujourd'hui, on est confronté à une crise nationale politique et financière. Donc oui, la fonction de maire n'est pas facile, mais j'ai aussi la chance de pouvoir compter sur une équipe solide, sérieuse, motivée." Et comme c'était déjà le cas à cette époque, sa liste porte le nom de "Saint-Gilles par cœur", renouvelée toutefois de l'ordre de 30 % "afin de rester en phase avec la population qui évolue."
S’il est reconduit, le maire sortant souhaite faire de ce troisième mandat celui du renforcement de la notoriété de Saint-Gilles, avec notamment le lancement de la construction, fin 2026, d'un nouveau musée de site et de territoire sur les vestiges du cloître. La dernière pierre d'un travail engagé depuis le premier mandat avec l'inauguration du Pavillon de la culture et du patrimoine et la restauration de l'abbatiale.
Entre mandats écoulés et perspectives à venir
"J'ai le sentiment qu'au moment où j'ai été élu, plus personne ne croyait au destin de cette ville et chacun ou beaucoup la regardaient d'un mauvais œil. Je crois qu'aujourd'hui l'image de Saint-Gilles a changé. J'ai même le sentiment parfois qu'on est, sur quelques aspects, envié par certains", glisse le maire sortant. Il est également vice-président de Nîmes métropole et conseiller départemental. "Nous n'avons pas à rougir de notre bilan, loin s'en faut, mais il y a d'autres projets à conduire, d'autres défis à mener", précise-t-il. Cinq équipements scolaires ont été rénovés, deux autres doivent l'être, les écoles Victor-Hugo et Le Ventoulet. Le parc urbain André-Lamy est sorti de terre. Le pôle enfance et de loisirs ouvrira au printemps prochain. Plus proche dans le temps, mercredi prochain, la nouvelle piscine municipale sera inaugurée. "Nous lancerons au mois de février les travaux de la plaine des sports (rugby, athlétisme, tir à l'arc). Il faudra ensuite travailler sur la construction d'une deuxième halle sportive équipée d'un espace pour les sports de combat", complète le champion gardois dans l’art de décrocher des subventions. Le chantier de requalification des quais du port de plaisance a démarré. Une fois que cette phase sera passée, l'équipe d'Eddy Valadier propose de rénover les allées Cazelles et le parvis des arènes.
Il poursuit, toujours mêlant bilan des mandats écoulés et perspectives à venir. "Je crois avoir fait le maximum pour préserver le pouvoir d'achat des Saint-Gillois en baissant de plus de 10 % le taux de taxe communale sur le foncier bâti. Si je suis réélu, en mai je proposerai au conseil municipal de baisser une nouvelle fois le taux de taxe foncière. Et si je le peux encore au cours du mandat, je le ferai", indique Eddy Valadier. Mais s'il y a quelque chose qu'il retient de ces six dernières années, au-delà des grands aménagements, "c'est que la ville de Saint-Gilles a été la première du département à intégrer le groupement d'intérêt public de la région pour créer la première Maison de santé. Malgré tout, la situation n'est pas facile, c'est pour cela que j'ai bon espoir d'avoir d'autres médecins, peut-être fin 2026, dans une autre structure sur laquelle je suis en train de travailler." La présentation du programme et de la liste est prévue dans le courant du mois de février.
À deux mois du premier tour des municipales, trois candidats se sont déclarés à Saint-Gilles. Eddy Valadier, donc. Paul Gabriel, tête d'une liste d'union entre le parti socialiste et le parti communiste, ainsi que Christophe Sevilla, élu sous les mandats de Gronchi (1995-2008) et Valadier (2014-2020), ex-membre de l’UDI.