À Nîmes, ce vendredi 19 juin, le stade Henri-Noël du Mas de Mingue n’a pas seulement accueilli un match de football. À la veille de la Journée mondiale des réfugiés, célébrée chaque année le 20 juin pour mettre en lumière les droits, les besoins et les aspirations des personnes contraintes de fuir leur pays, le programme AGIR30, porté par l’Entraide Pierre Valdo, avait choisi le sport pour parler d’intégration autrement. Sur la pelouse, des joueurs de l’Olympique du Mas de Mingue et des bénéficiaires de la protection internationale se sont mélangés le temps d’une rencontre amicale. Loin des grands discours, une idée bien en tête : créer du lien, permettre la rencontre et faire tomber, au moins le temps d’un match, les barrières qui peuvent exister entre des parcours de vie tous très différents.
« Le sport est un formidable langage universel »
Virginie Rason, cheffe de service AGIR30, a tenu à remercier l’Olympique du Mas de Mingue, qui a « immédiatement adhéré à cette initiative » et permis de « faire de cette idée une réalité ». Avant le coup d’envoi, elle a rappelé le sens de cette soirée : « Nous avons aujourd’hui l’occasion de nous réunir autour de valeurs qui nous sont chères : le respect, la solidarité, l’inclusion, le vivre-ensemble. Ce soir, sur le terrain, vous allez démontrer que le sport est un formidable langage universel. »
Le programme AGIR vise à accompagner les bénéficiaires de la protection internationale dans leur parcours d’intégration, notamment vers l’emploi, le logement et l’accès aux droits. Dans le Gard, AGIR30 s’inscrit dans cette logique de suivi global, avec pour ambition d’éviter les ruptures de parcours et de faciliter l’ancrage des personnes réfugiées dans leur nouveau territoire.
Une action modeste dans sa forme, mais forte dans ce qu’elle raconte. À Nîmes, au cœur d’un quartier populaire où le football reste souvent un langage commun, AGIR30 et l’Olympique du Mas de Mingue ont rappelé qu’un match peut parfois dire beaucoup plus qu’un long discours.