Des arènes centenaires qui accueillent deux arènes gonflables le temps d'une journée. Tel était le terrain de jeu et terreau de traditions proposé aux familles alésiennes pour ce mercredi, premier jour de la 35ᵉ feria de l'Ascension, qui a vu les Arènes du Tempéras transformées en 'patio des pitchouns' pour cette feria des enfants. Sous le regard bienveillant des parents, leurs "Ne te jette pas comme ça, tu vas te faire mal !", mais aussi l'incitation et gentille provocation des animateurs, à coups de "Qui c'est qui n'a pas peur ?", la jeunesse cévenole a découvert l'essence des traditions camarguaises et espagnoles.
Une arène gonflable accueillait des faux taureaux à torer, alors qu'une autre consistait en une mini-arène dans laquelle le raseteur Emeric Assenat jouait le taureau à raser. "Il y a un intérêt à ce que les jeunes voient des taureaux, comprennent ce que c'est. Là, c'est un peu plus ludique que ce qu'il se fait d'habitude", présente Vincent Malige, du pôle transmission de la Fédération Française de la Course Camarguaise.
L'arène gonflable de la FFCC, réservée aux 3-8 ans, était parsemée en son extérieur d'explications sur cette discipline (voir dans En images) : retour au pré, remise de récompenses, coup de barrière, duo tourneur / raseteur, capelado, etc. Elle sillonne Vaucluse, Bouches-du-Rhône, Gard et Hérault depuis quatre ans, accompagnée de "casques de réalité virtuelle, d'un escape game, une exposition itinérante, une animation pédagogique, etc." Mais c'est la première fois que le module se pose aux Tempéras, à la demande de la mairie, avant d'être à Nîmes la semaine prochaine : "Au vu du monde (920 personnes, NDLR), il y avait une attente. Et vu les sourires, ils ont l'air de se régaler", sourit l'animateur.
La manade du Joncas, basée à Saint-André-d'Olérargues, a présenté un de ses "taureaux nobles, sportifs et endurants à force de crapahuter dans les collines". Après avoir béni la chapelle du lieu historique sous les coups de 11h, Jacques Teissier, prêtre du diocèse de Nîmes a accompagné les enfants dans cette transmission de savoirs et cultures.
Les torreros Mattias Sauvaire et El Raphi ont aussi livré des précieux conseils à quelques courageux en herbe, déjà habiles cape à la main. Les plus jeunes et timorés se sont livrés à un concours de dessin et ont pu se faire maquiller par les équipes présentes.
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