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Publié il y a 7 ans - Mise à jour le 02.04.2015 - emeline-andreani - 2 min  - vu 317 fois

NÎMES Quatre ruches sur la station d'épuration pour la réhabilitation des abeilles

Laurent Desmichel et Yvan Lachaud lors de l'installation des ruches à la STEP de Nîmes. Photo : Emeline Andreani/Objectif Gard

Hier matin, l'apiculteur Laurent Desmichel a implanté quatre de ses ruches sur la station d'épuration de Nîmes. Une initiative financée par la SAUR, en partenariat avec Nîmes Métropole.

Suite à la surmortalité des abeilles dans les zones urbaines, la SAUR et Nîmes Métropole ont souhaité participer à la réhabilitation de ces dernières, en implantant des ruches sur des sites peu pollués : "Je suis très content que des actions comme celles-ci aient lieu, car on entend beaucoup parler de la mortalité des abeilles, mais rares sont ceux qui font réellement quelque chose" explique Laurent Desmichel, apiculteur à Api environnement à Avignon.

La formation des apiculteurs, un élément important

Dans un enclos symbolique, quatre ruches contenant près de 15 000 abeilles hybrides ont été implantées. Outre la production de miel, les abeilles sont un gage de propreté : "Si elles se développent, cela prouvera que le site n'est pas pollué. C'est un moyen de rassurer les habitants" explique l'apiculteur avignonnais. Et pour favoriser leur bon développement, un jeune apiculteur, formé au CFA de Rodilhan viendra une fois par mois rehausser la ruche, afin que la production de miel puisse se faire. Il se chargera également de vérifier si elles sont en bonne santé, car comme le précise Laurent Desmichel, "l'élevage des abeilles est similaire à tous les autres. Il faut une bonne connaissance des insectes pour savoir si elles sont en bonne santé ou non. La formation est donc primordiale". L'apiculteur s'engage d'ailleurs lui même à former des jeunes, en leurs fournissant des ruches. Un support supplémentaire pour offrir une formation complète.

Vers l'implantation de 13 autres ruches

Si les ruches viennent juste d'être implantées, le directeur de la société SAUR, Jean Marc Frit ne compte pas s'arrêter en si bon chemin : "Nous prévoyons d'implanter jusqu'à 13 ruches dans la région au cours de la semaine. Cette initiative est dans la continuité de notre engagement pour l'environnement, nous trouvons ça normal d'aider les apiculteurs à réhabiliter les abeilles dans les villes". Des projets qui enchantent l'avignonnais, d'autant plus que les abeilles contribuent au renouvellement de 80 % des espèces végétales.

En attendant d'autres initiatives, l'équipe de la station d'épuration ainsi que celle de Nîmes Métropole pourront déguster la production des ruches. La récolte se fera fin août, début septembre. Et comme s'en amuse le directeur de SAUR, "il ne reste maintenant plus qu'à savoir comment nous diviserons les chiffres d'affaire".

Emeline Andreani

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