Publié il y a 11 ans - Mise à jour le 24.06.2014  - 2 min  - vu 172 fois

PONT-DU-GARD La pénurie de logements au coeur des premières assises de l'habitat du Gard

Près de 160 acteurs locaux étaient présents. (Jean-Marie Cornuaille/Objectif Gard)

Les débats se sont déroulés dans l'auditorium du Pont du Gard, rive droite. (Jean-Marie Cornuaille/Objectif Gard)

À l'initiative du conseil général et de la préfecture, les premières assises de l'habitat du Gard se déroulent aujourd'hui avec pour ambition d'inviter les pouvoirs publics et les élus à améliorer leur action dans le domaine du logement.

Sur la rive droite du Pont-du-Gard, élus, maires, administrations et bailleurs sociaux de tout le département se sont retrouvés pour aborder le thème du logement à l'invitation du conseil général  et des services de l'Etat. Il faut dire que ces deux acteurs, qui ont mis en place le plan départemental de l'habitat 2013-2018 (PDH), sont en pointe sur ces sujets alors que la pénurie se fait durement sentir. " Il y a 4 800 ménages en plus par an dans le Gard. Chaque année, nous avons 14 000 demandes pour un logement social et seulement 4 000 dossiers ont une réponse favorable ", regrette Damien Alary, président du conseil général.

" L'étalement urbain est trop excessif "

Damien Alary veut plus d'implication des politiques en matière de logements. (Jean-Marie Cornuaille/Objectif Gard)

Pour le socialiste à la tête du département, le logement est clairement devenu " un facteur d'exclusion ", et il faut rapidement trouver " des solutions adaptées ", qui ne sont pas forcément celles prises par les pouvoirs publics. Un bon moyen pour taper sur Nîmes et son maire UMP. " Il faut un habitat durable et responsable. Par exemple, la ville de Nîmes n'a pas joué le jeu ", accusée de favoriser " les plus riches en vendant des terrains au détriment de terres agricoles à des promoteurs plutôt que d'aller vers l'action publique ". Un sentiment que partage Denis Olagnon, secrétaire général de la préfecture du Gard qui prend toutefois le soin de ne nommer personne. " L'étalement urbain est excessif. On construit beaucoup trop de lotissements au détriment des centre-anciens délaissés ", juge-t-il. Des habitats qui se détériorent et qui accentuent la pauvreté des populations qui les occupent " à cause des coûts pour le chauffage notamment ".

Des tables rondes et des ateliers

Pour tenter d'enrayer cette mécanique, une table ronde a permis aux acteurs de débattre sur le sujet. Au lendemain du renouvellement des conseils municipaux et communautaires, les assises de l'habitat du Gard permettent " de sensibiliser à la nécessité de mettre en place une politique du logement sur les territoires et d'identifier les rôles de chacun ", rappelle le conseil général. Des ateliers ont aussi permis aux 160 acteurs d'imaginer ce qu'ils pourraient faire d'ici 2018.

jeanmarie.cornuaille@objectifgard.com

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