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Publié il y a 1 h - Mise à jour le 31.03.2026 - Sabrina Ranvier - 10 min  - vu 245 fois

FAIT DU JOUR Municipales : qui sont les nouveaux maires gardois ?

Vincent Bouget et Amel Couvreur (en bas à gauche), quelques minutes après l'annonce de la victoire de la liste Nîmes en commun, dimanche 22 mars. Ils étaient tous réunis au bar associatif
le Prolé.

- © Yannick Pons

La campagne des dernières municipales a été folle, tendue, pleine de rebondissements. Dernière grande ville détenue par les Républicains, Nîmes vacille. Après un premier tour où Julien Sanchez, candidat RN, s’était hissé en tête avec 163 voix d’avance, c’est la liste d’union de la gauche qui s’impose. Vingt-cinq ans après Alain Clary, c’est un autre professeur d’histoire géographie communiste, Vincent Bouget qui s’installe au premier étage de l’hôtel de ville. Les Alésiens, gérés par Max Roustan depuis 1995, ignoraient ce qu’était un deuxième tour. Son héritier, Christophe Rivenq, pour lequel les autres candidats se sont désistés, a dû ferrailler au second round contre un inconnu venu du RN. Si l’élu alésien issu des Républicains a sauvé sa place, ce n’est pas le cas de Jean-Yves Chapelet à Bagnols-sur-Cèze et de Jean Denat à Vauvert. Ils ont été vaincus par les députés RN Pascale Bordes et Nicolas Meizonnet. À Arles, Patrick de Carolis sauve sa place à l’issue d’une quadrangulaire.

Les nouvelles têtes à Nîmes

« Les paillettes, ce n’est pas pour lui »

Qui est Vincent Bouget, professeur d’histoire de 46 ans, leader de la liste d’union de la gauche qui vient de remporter la mairie de Nîmes, détenue depuis 25 ans par la droite ?

« On a gagné, on a gagné ». Dimanche 22 mars, 20h16, une vague déferle à l’hôtel de ville de Nîmes. Partie du bar associatif le Prolé, elle escorte Vincent Bouget, candidat de l’union de la gauche, jusqu’au bureau du maire pour la passation de pouvoir. Des cris de joie résonnent dans les escaliers monumentaux dominés par des crocodiles. Sur les marches, on croise des enseignants, des avocats, une éditrice, un chef de service de l’hôpital, d’anciens magistrats, des responsables d’association, des habitants du centre-ville, des quartiers…

En troisième au collège nîmois Révolution, Vincent Bouget remporte un prix départemental au concours de la Résistance et de la déportation. Il a confié dans la presse que c'était notamment son enseignante de troisième, Francine Cabane, qui lui avait donné envie d'exercer ce métier. Dans son discours, dimanche 22 mars, il a évoqué le journaliste Bernard Lazare et les résistants Jean Robert et Vincent Faïta. • © collection personnelle Francine Cabane

Un maire de 46 ans

« Une nouvelle génération arrive aux affaires, avec le soutien des quartiers, de …

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