Avec un objectif : « faire connaître la franc-maçonnerie, et la franc-maçonnerie féminine en particulier », explique la conférencière, qui compte aussi « lutter contre les idées fausses qui disent que la franc-maçonnerie serait une secte, qu’elle pratiquerait l’entrisme, et démystifier la franc-maçonnerie. »
Il existe des obédiences masculines, d’autres mixtes et donc des obédiences féminines, dont la Grande loge féminine de France, « qui compte 13 000 soeurs, en France et à l’international », précise Marie-Thérèse Besson. Avec une démarche identique sur le fond, « une quête spirituelle, mais pas dans le sens religieux du terme », explique-t-elle, préférant parler de « travail de l’esprit pour aller vers une liberté intérieure, et dans une loge où il n’y a que des femmes, on peut dire certaines choses qu’on ne dirait pas s’il y avait des hommes. »
Plus largement, la franc-maçonnerie féminine vise aussi à « essayer de faire emprunter aux femmes qui nous rejoignent un chemin de vie source d’émancipation, d’autonomie, apprendre à se forger une personnalité hors de celle que va vouloir lui inculquer la société », poursuit-elle. « C’est une école de la tolérance, de l’acceptation de l’autre dans sa diversité, avec des femmes de tous âges et de tous milieux sociaux », explique Marie-Thérèse Besson. Ce travail spirituel, il s’agit ensuite « de le porter au dehors », rajoute-t-elle, en « s’engageant dans notre rôle de citoyennes. »
Localement, une loge se réunit à Vénéjan, et d’autres non loin, comme à Avignon. « Il y a des loges un peu partout en France, mais aussi en Afrique, au Moyen-orient, dans les pays de l’Est, au Canada… cela créé une grande communauté de femmes dans le monde », pose-t-elle.
« Voyage en franc-maçonnerie féminine », ce mardi 26 mai à 19h30 à l’espace Maurice-Fost de Vénéjan. Entrée libre et ouverte à tous.