La gauche est en deuil après le décès d'Huguette Bouchardeau, décédée ce lundi 18 mai à l'âge de 90 ans à Paris. Une femme politique qui a marqué son époque, la deuxième à être candidate lors de l'élection présidentielle de 1981, en tant que dirigeante du Parti socialiste unifié (PSU). Elle a notamment occupé les fonctions de secretaire d'état, ministre de l'environnement et maire d'Aigues-Vives de 1995 à 2001.
"La France perd une grande dame en la personne d’Huguette Bouchardeau. Et c'est avec une immense tristesse que je salue sa mémoire. Socialiste jusqu'au bout, elle incarnait ce que la gauche a de plus beau. Le refus des injustices. L'amour du peuple. La foi dans le progrès et les idéaux de la République. Elle fut pionnière. Pour l'environnement. Pour les droits des femmes. Ministre, elle a agi. Maire d'Aigues-Vives dans le Gard, en Occitanie, elle a prouvé que la politique commence là où vivent les gens. Elle n'a jamais séparé la pensée de l'action. Dans un monde qui confond agitation et courage, elle était différente. Rare. Précieuse. Une femme de gauche, une militante infatigable et fière de l'être. Grande par ce qu'elle a accompli. À ses proches, à ceux qui l'ont aimée, je présente mes sincères condoléances", salue Carole Delga, présidente de la Région Occitanie.
Ancien représentant gardois du PSU, Pierre Dard honore également sa mémoire : "De nombreuses fois nous nous sommes rencontrés à Paris rue Borromée, puis à Nîmes, lors de l’élection présidentielle de 1981, avant de contribuer à la victoire de la gauche. Que de souvenirs. Huguette toujours souriante, épluchait les pommes-de-terre à la fête du PSU gardois. Maire d’Aigues-Vives, elle habitait par la suite discrètement dans le quartier Révolution à Nîmes. Souvent je la rencontrais rue Pasteur, et nous faisions un bout de chemin ensemble. Elle laisse une place vide dans le paysage politique gardois."